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COMMUNE DE KARANGASSO VIGUE : Le président de la CENI est allé prêcher la paix pour la tenue des élections municipales partielles

D 5 mai 2017     H 21:53     A Toute info     C 0 messages


Ouagadougou, le 05/05/2014 .Communiqué de presse


Le président de la commission électorale nationale indépendante s’est rendu à Karangasso Vigué, le dimanche 30 avril. Il était accompagné du commissaire Tasséré Savadogo, en charge de la zone, et du Commissaire Lansane Dao, venu en soutien. Etaient également de la délégation, le gouverneur de la Région des Hauts-Bassin, le représentant du chef suprême des Bobo-Madarê, et le Président de l’Union nationale des dozos du Burkina (UND-BF), le Donsoba Ali Konaté.

Newton Ahmed Barry est allé s’entretenir avec les forces vives de la commune sur l’organisation des élections municipales partielles du 28 mai.
Une partie de la population, répondant à l’appel du chef du canton de Karangasso Vigué, avait dit être opposée à la tenue du scrutin.
Après avoir fait observer une minute de silence en la mémoire des victimes des violences postélectorales de 2016, le président Barry a rappelé que la mission confiée à la CENI est d’organiser les élections, « c’est-à-dire, vous permettre de choisir la personne que vous voulez pour gérer votre commune ».
Au regard des clivages marqués dans la commune, il poursuivra son propos en invitant les uns et les autres à se départir de toute idée de violence. « Ne soyons pas ceux qui estiment que s’ils ne sont pas les gagnants, ils doivent tout casser », a déclaré Newton Ahmed Barry, avant d’exhorter les habitants de Karangasso Vigué à accepter, résolument, que « la démocratie, ce n’est ni la division, ni la destruction, mais, bien au contraire, l’union et la construction ».
Le chef de canton a expliqué sa position par le fait qu’à Karangasso-Vigué, « la politique ne se fait pas comme ailleurs au Burkina ; ici, on divise, ici, on prend le mauvais sens ». Il a dit vouloir que certaines personnes, dont il a cité les noms, retirent leurs candidatures à ces élections du 28 mai. Cette exigence, le chef de canton l’avait portée devant le juge par un recours en invalidation de candidatures. Une requête à laquelle le juge n’a pas accédée.
« Nous vous avons compris » a répliqué le Donsoba Ali Konaté, à l’endroit du Chef de Canton, avant de poursuivre par une supplique : « Si des gens sont venus de si loin parce que vous êtes en conflit entre frères, vous devez avoir le courage de reconsidérer vos positions ». Le représentant du chef suprême des Bobo-Madarê embouchera la même trompète, en invitant le chef de canton « à prioriser trois choses que sont la patience, la tolérance et le pardon, afin que tout se passe bien le 28 mai ».
Le climat, quelque peu électrique, était plutôt détendu à l’issue des quatre heures qu’ont duré ces échanges fraternels. Le chef de canton de Karangasso Vigué a promis de prendre attache avec les autres sages de son ressort, pour « voir ce qui peut être fait ».
En quittant cette commune située à 55 kilomètres de Bobo Dioulasso, le président de la CENI a « demandé au chef de laisser les élections se tenir ».
A l’ensemble des protagonistes de la crise, il a sollicité leur implication positive. « Soutenez ces élections parce que c’est votre devoir de vous investir pour la paix ».
A ceux qui ont perdu leur carte d’électeur dans les violences postélectorales, le président de la CENI a indiqué que des dispositions ont été prises pour leur délivrer des duplicata afin qu’ils puissent prendre part au vote.
Le 21 juin 2016, la désignation du maire à Karangasso Vigué a dégénéré en un conflit politico-communautaire qui a fait 2 morts, plus de 20 blessés et de nombreux dégâts matériels. Les instances de la commune n’ont pu être installées, d’où la décision du conseil des ministres de dissoudre le conseil municipal et de procéder à de nouvelles élections.

Le Directeur de la Communication et de l’Education citoyenne
Yacouba Bambyam Ouédraogo

Note : le titre est du journal

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