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Lutte contre le tabac : Une caravane de sensibilisation pour tirer la sonnette d’alarme

D 31 mai 2017     H 00:59     A Toute info     C 0 messages


Ce mardi 30 mai 2017 à Ouagadougou, l’ONG Afrique contre le tabac (AConta) et l’Association des journalistes anti-tabac du Burkina Faso (REJAT) ont conjointement animé une conférence de presse. Elles envisagent organiser une caravane de sensibilisation sur les effets néfastes du tabac pour célébrer la journée mondiale sans tabac.

Cela fait un bon bout de temps que l’industrie du tabac et les structures qui ont fait de la lutte contre le tabac au Burkina Faso leur croix à savoir l’ONG Afrique contre le tabac (AConta) et l’Association des journalistes anti-tabac du Burkina Faso (REJAT), se livrent « une guerre sans merci ». De chaque côté on n’entend pas baisser les bras et toute occasion est bonne pour faire plier son adversaire. Cette fois-ci, c’est AConta et REJAT qui ont trouvé l’occasion pour porter un coup à leur « éternel ennemi ». Il s’agit en effet de la journée mondiale sans tabac. Si on en croit le coordonnateur de Aconta, Salif Nikièma, les deux associations comptent organiser une caravane de sensibilisation qui va durer deux jours, pour sensibiliser les populations de Ouagadougou sur les effets néfastes du tabac. Elles projettent en effet aller à la rencontre des ouagalais pour non seulement recueillir leur soutien, mais aussi leurs signatures pour montrer aux autorités burkinabè qu’elles doivent agir parce que les Burkinabè ont pris à bras-le-corps cette lutte à visage découvert. Il explique que la caravane a également pour but d’exposer à la même population, le dilatoire que la Mabucig fait autour du procès que le ministère de la Santé a intenté contre elle dans le présent dossier. En rappel, cela fait plus d’une année que le ministère de la Santé a intenté un procès contre l’entreprise du tabac pour la contraindre à apposer les images sur les paquets de cigarettes. Une année après, le dossier selon Salif Nikiéma n’a pas bougé du Tribunal de grande instance de Bobo et le Conseil constitutionnel non plus n’a pas été saisi. Ceci n’a pas empêché ses camarades et lui de continuer la lutte a-t-il souligné. Il pense qu’ils n’ont pas d’autres choix que de continuer la lutte car c’est la santé de la population qui en dépend. Si on veut bien le croire, il semble que l’heure est grave et qu’il est impératif d’agir. Ces chiffres qu’ils exposent font froid dans le dos. En effet si on l’en croit, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 4 400 burkinabè meurent par an à cause de la consommation du tabac. De même, 10 000 burkinabè ont déjà péri à cause de la non application de la mesure portant conditionnement et étiquetage des produits du tabac au Burkina et 22 000 à 30 000 burkinabè vont mourir facilement dans cinq ans si rien n’est fait a-t-il conclu.

Thierry KABORE
TOUTE INFO, Quotidien burkinabè en ligne

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