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Forum sur la sécurité : L’Union police nationale n’est pas intéressée

D 20 octobre 2017     H 00:17     A Toute info     C 0 messages


C’est pour communiquer sur le traitement réservé par les autorités compétentes à sa plateforme revendicative minimale déposée il y a bientôt une année, que l’Union police nationale (UNAPOL) était face à la presse ce jeudi 19 octobre 2017 à Ouagadougou. Les points inscrits dans ladite plateforme n’ont pas connue d’évolution positive.

Lutter pour l’amélioration de conditions de vie et de travail des policiers, c’est la mission que s’est assignée l’Union police nationale (UNAPOL). Depuis donc le 26 novembre 2016, elle a déposé une plateforme minimale constituée de six points, qui à la date du 19 octobre 2017, n’a connu aucune évolution positive. Le secrétaire général de ladite union, Sénou Wakilou, l’a confirmé quand il a déclaré : « aucun des six points à ce jour n’a connu une pleine satisfaction ». C’est donc pour prendre à témoin l’opinion nationale du traitement qui a été réservé par les autorités compétentes à ladite plateforme revendicative, qu’elle était face à la presse ce jeudi 19 octobre 2017 a-t-il soutenu. Point par point, il a confié qu’en ce qui concerne la relecture de la loi 045, portant statut du personnel de la police nationale, les membres de l’UNAPOL accusent le ministre de la sécurité de faire du dilatoire. L’objectif étant visiblement de retarder le passage de la loi en question devant les élus nationaux pour la session en cours et une volonté de vider le texte de son intérêt pour les policiers a estimé le secrétaire général. Revenant sur le point concernant l’érection des écoles de polices en établissements publics, il accuse également le premier responsable de son ministère de tutelle, de mauvaise foi, ou même de l’ignorance. Pour sa défense, il rappelle que depuis le mois de juin 2017, qu’une commission a été mise en place pour la relecture des textes y afférents, ladite commissionne s’est jamais réunie sans que son président n’ait été rappelé à l’ordre. Pire, il souligne le fait que la présidence d’une telle commission ait été confiée à une personne pour qui la bonne marche de la commission présente un conflit d’intérêt évident. Pour mieux se faire comprendre, le SG confie que si les travaux de la commission en question aboutissent, le poste du président en question qui est celui du directeur des écoles de police, n’existera plus.
S’agissant de la question du service payé, tout en reconnaissant que le texte y relatif est en relecture, Sénou Wakilou condamne le fait que les policiers continuent d’offrir des prestations sans contrat ou sur la base de contrat au contenu extrêmement douteux. Comme si cela n’était pas suffisant, il souligne que certaines directions régionales sans accords à la suite d’échanges, continuent de retenir non plus 30%, mais 50% des gains émanant des prestations et menacent de sanctions toute tentative de refus ou organise des missions punitives dans l’optique de décourager les policiers qui osent s’opposer. Pour ce qui est des policiers radiés, les policiers par la voix des responsables de leur syndicat, se disent très déçus de l’attitude du gouvernement par rapport à la gestion de ce dossier. A en croire le premier responsable, après deux ans d’attente, toutes les portes semblent se fermer alors que des signes permettaient d’espérer le retour des radiés. En ce qui concerne l’envoi des policiers dans les représentations diplomatiques burkinabè à l’étranger, le SG a confié que le ministre d’Etat Simon Compaoré semble opposer une fin de non recevoir à l’UNAPOL.

L’épée de Damoclès sur la tête du DAF du ministère de la sécurité

Face donc à ce qu’elle qualifie de mépris, l’union regroupant les policiers souligne que des actions seront entreprises dans les jours à venir si un traitement diligent n‘est pas accordé à sa plateforme revendicative dans les plus brefs délais. En faisant un clin d’œil au forum sur la sécurité que prépare le ministère de la sécurité, l’UNAPOL par la voix de son représentant s’indigne contre sa tenue. « On en veut pas » a confié son secrétaire général. Il considère l’organisation de ce forum comme étant un gaspillage d’argent car « les centaines de millions qui seront injectés dans la tenue de ce forum dont on connait déjà l’issue pourront aider à renforcer la capacité des policiers » a-t-il indiqué. « Pour ce qui est des problèmes de sécurité, il faut confier la résolution aux professionnels » a-t-il soutenu.
Ne ménageant pas du tout leur ministre de tutelle, les conférenciers lui reprochent de caporaliser le ministère de la sécurité en continuant de donner leurs postes à ses anciens collaborateurs de l’hôtel de ville de Ouagadougou pendant que des policiers compétents broient du noir dans les couloirs du ministère. Ils ont profité de l’occasion pour mettre en garde le DAF du ministère sur ses agissements vis-à-vis des hauts gradés de la police. Sans détour, ils l’ont invités à revoir sa copie sinon « le syndicat demandera son départ du ministère » a souligné le principal conférencier du jour. Les conférenciers ont terminé le point de presse en invitant le gouvernement à réunir les conditions idoines pour la formation des 2500 policiers en cours de recrutement. Estimant humiliantes et même inhumaines les conditions dans lesquelles les élèves policiers sont pris en charge à l’école nationale de police, ils disent prêts à empêcher la rentrée desdits élèves si leur conditions ne sont pas revues. Ils sont fermes : « UNAPOL restera sur le qui vive et condamnera toute formation au rabais et toute formation effectuée dans les conditions inhumaines et attentatoires à la dignité humaine ».

Thierry KABORE

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