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Burkina : les travailleurs de l’Action sociale enclenchent 4 jours de grève

D 22 novembre 2017     H 00:51     A Toute info     C 0 messages


Le Syndicat national des travailleurs de l’action sociale (SYNTAS) a enclenché un mot d’ordre de grève pour compter de ce mardi 21 novembre 2017. Ce mouvement qui court jusqu’au vendredi prochain répond à une directive des bureaux nationaux du syndicat à travers le comité CGTB (Confédération générale du travail du Burkina) du ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille. Pour l’occasion, un piquet de grève a été mis en place à Bourse du travail de Ouagadougou où seront regroupés les militants autour d’une plateforme revendicative.

Pour la troisième fois en moins d’une année, les travailleurs de l’action sociale réunis autour du Syndicat national des travailleurs de l’action sociale (SYNTAS) mènent une lutte sans merci pour la satisfaction de leur plateforme revendicative. Cette fois, la grève qui a débuté le mardi 21 novembre va s’étaler sur 4 jours, Déjà à 8h ce mardi à Ouagadougou, ils étaient des dizaines rallier Bourse du Travail.

Revendications multiples

Parmi la kirielle de revendications de la plateforme figurent bonne place le rétablissement de l’indemnité d’accueil et permanence et l’annulation des « nominations de complaisances contre-productives » selon l’expression utilisée par les grévistes qui citent le cas du Secrétaire permanent du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (SP/CONASUR) qui a été nommé sur la base de « son nom et de son prénom » sans aucune précision sur son profil initial. La nomination d’un professeur certifié dans la région du Nord serait aussi querellée. « Nous voulons également l’adoption d’un statut particulier pour notre département ministériel, la dotation de nos services en moyens suffisants et dans les délais raisonnables, la réhabilitation du domaine de l’éducation du jeune enfant qui a été désorganisée par la mise en œuvre du transfert du préscolaire et du post primaire au MENA, une prestation de serment pour les travailleurs de l’ex. ministère de la femme afin de leur permettre d’être en phase avec leur mandat professionnel. » A confié Juste Koumara Logobana, Secrétaire général du SYNTAS et porte-parole du mouvement de grève.

Les 16 et 20 novembre derniers, des tentatives de dialogue avec la Ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille Laure Zongo s’étaient soldées par un échec. Ces rendez-vous manqués sont qualifiés de « dialogue de façade » par le SYNTAS. Pour les syndicalistes, lors de ces échanges, la ministre Laure Zongo s’est contentée d’explications et non des réponses satisfaisantes. « Quand un premier responsable ne peut pas défendre ses collaborateurs, c’est hallucinant, c’est illusoire de venir parler de résultat. » A martelé Juste Koumara Logobana.

Durant les 4 jours de revendications, les travailleurs maintiendront un piquet de grève à la bourse du Travail, avec au menu des animations syndicales suivies de communication sur le syndicalisme.

Un bilan provisoire est attendu au soir du vendredi 24 novembre 2017, soit au 4ème du mouvement à la bourse du Travail. Une nouvelle tentative de dialogue serait en perspective avec la ministre Zongo.

Aboul Fahim Sebgo

TOUTE INFO, Quotidien d’informations en ligne

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