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ANEB : une grève les 23 et 24 novembre pour protester contre la sanction infligée à l’étudiant Yénilo Bahan

D 22 novembre 2017     H 12:49     A Toute info     C 0 messages


Suite à la sanction disciplinaire qui fait état de l’annulation des résultats académiques de l’année 2015-2016, décidée contre un de ses militants du nom de Yénilo Bahan par le conseil de discipline de l’Université I, Pr. Joseph Ki Zerbo, l’Association nationale des étudiants burkinabè (ANEB/Ouaga) a convié les hommes de médias à un point de presse. Elle a communiqué sur cette sanction qu’elle juge disproportionnée avant d’annoncer la tenue d’une grève de 48 heures soit les 23 et 24 novembre prochain.

Cela fait quelques mois que l’on a plus entendu la tenue de grèves à l’Université I, Pr. Joseph Ki Zerbo. Cette trêve ne sera que de courte durée car les 23 et 24 novembre 2017, l’Association nationale des étudiants burkinabè (ANEB/Ouaga) a décidé de la tenue d’une grève de 48 heures. Ce mot d’ordre de grève lancé fait suite à une sanction disciplinaire portée contre un membre du syndicat des étudiants, le vendredi 3 novembre 2017 ; laquelle sanction consiste à l’annulation des résultats académiques de l’année 2015-2016 et la réinscription en 2018 de ce dernier, conditionnée par une réconciliation avec Karim Zango, un autre étudiant avec qui l’étudiant sanctionné s’est disputé. Pour la petite histoire, tout est parti de la décision du chef de département des études anglophones, Dr. Michel Poda de l’UFR/LAC et du délégué de classe de la première année d’anglais (promotion 2015), Karim Zango de programmer la rentrée des bacheliers de 2016 pendant que ceux de 2015 au nombre de 1265 sur un effectif de 1962 de composer la session de rattrapage du 1er semestre de l’année n’est pas encore effectif a confié le président de l’ANEB/Ouaga, Alexis Zabré. A l’en croire, cette décision a mis en confrontation les deux promotions d’étudiants et a été à l’origine de l’altercation entre deux étudiants à savoir Yénilo Bahan et Karim Zango. Il confirme que c’est à l’issue de cette altercation que le militant de l’ANEB du nom de Yénili Bahan sera sanctionné après avoir été traduit en conseil de discipline pour agression contre Karim Zango. Si la sanction fait état de l’annulation des résultats académiques de l’année 2015-2016 et la réinscription en 2018 de ce dernier, conditionnée par une réconciliation avec Karim Zango, le président de l’ANEB juge ladite sanction trop lourde voire disproportionnée pour la simple raison que le sanctionné avait déjà validé son année universitaire 2015-2016, aussi parce qu’il ne s’agit que d’une altercation entre des étudiants. N’acceptant pas la décision disciplinaire, le principal conférencier justifie sa position par le fait que le conseil de discipline a été entaché d’une violation flagrante de la procédure disciplinaire. Selon ses explications, trois membres statutaires notamment le président et le secrétaire général de l’Université de même que le délégué du personnel enseignant de l’UFR/LAC étaient absents lors de la prise de sanction alors que les textes exigent leur présence a-t-i soutenu.
Tout en refusant d’accepter la sanction prise à l’encontre de leur camarade, les militants de l’ANEB par la voix de leur premier responsable accusent le conseil disciplinaire de vouloir museler les étudiants, les intimider dans leur élan de résistance et de lutte en faisant usage du décret 646. Alexis Zabré voit dans cette sanction donc, une attaque grave contre les libertés syndicales et démocratiques sur le campus. Il considère le décret en question, comme étant une épée de Damoclès qui plane sur la tête des étudiants et que les autorités universitaires utilisent pour détruire les futures élites burkinabè. Si l’heure est donc à la lutte pour la levée de la sanction qui pèse sur Yénilo Bahan, les militants de l’ANEB n’excluent pas la lutte dans les prochains jours pour le retrait d’une telle sanction des textes disciplinaires. En attendant, la grève de 48 heures lancée pour se tenir les 23 et 24 novembre 2017 est maintenue a confirmé le président de l’ANEB. D’un ton plus menaçant, il rassure que si rien n’est fait à l’issue des 48 heures, d’autres propositions seront mises sur la table pour continuer la lutte. Il faut le dire, les jours à venir promettent dans ce bras de fer qui oppose l’ANEB au conseil de discipline de l’Université I, Pr. Joseph Ki Zerbo.

Thierry Kaboré

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