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UNESCO (Burkina) : 48 heures de réflexion pour repenser l’usage des réseaux sociaux

D 28 décembre 2017     H 16:41     A Tiendrebeogo Aziz     C 0 messages


La commission nationale pour l’UNESCO a tenu, les 22 et 23 décembre 2017, à Kombissiri, un atelier de réflexion sur les réseaux sociaux, l’éthique de l’information et la liberté d’opinion. L’objectif de cet atelier était de repenser l’usage des réseaux sociaux au Burkina Faso.


C’est un secret de polichinelle, les réseaux sociaux sont de plus en plus incontournables dans les relations humaines et professionnelles. Ils constituent un moyen facile de communiquer et permettent de gérer une interaction en temps réel. Cependant, les valeurs sociétales sont en train de disparaître au profit de cet outil. C’est fort de constat que la commission nationale pour l’UNESCO a tenu les 22 et 23 décembre dernier, dans la cité de la patate douce, un atelier de réflexion pour repenser un tant soit peu son usage au pays des Hommes intègres.

Des communications ont été développées au cours de cet atelier. Ainsi, les thématiques abordées ont porté sur « l’éthique dans les réseaux sociaux », « l’état des lieux des réseaux sociaux et droits humains au Burkina Faso ».
Pour Abdoul Karim Sango, enseignant à l’ENAM, il y a un lien qu’on peut établir entre les réseaux sociaux et la promotion des droits humains.
« Les réseaux sociaux peuvent être un outil important dans la promotion et la protection des droits humains. Mais en même temps, il s’agissait de les mettre en garde sur le risque de dérive. Autant c’est un outil qui peut faire du bien, c’est un outil aussi qui peut faire du mal. Lorsque vous utilisez les réseaux sociaux pour porter atteinte aux droits humains, vous pouvez en répondre devant la justice. Ce que beaucoup ignorent. C’est d’autant plus important que seul les journalistes ont droit à la dépénalisation des infractions en matière de communication. Les autres citoyens courent des risques de peine d’emprisonnement. » a-t-il expliqué dans sa communication.
Pour lui, il est important que dans la construction de notre processus démocratique, nous fassions preuve de beaucoup plus de responsabilité en faisant un très bon usage de cet outil qui, bien utilisé, va nous aider à consolider la démocratie, à développer notre pays au plan économique, social.
Étaient présents les journalistes, les web activistes, des responsables de médias en ligne, des organisations de jeunes, des représentants de l’administration publique judiciaire. Au total, vingt-neuf (29) participants ont pris part à ces 48 heures d’atelier de réflexion.
Pour le Secrétaire général de la Commission nationale pour l’UNESCO Aristide Dabiré, aujourd’hui les réseaux sociaux dont la thématique a été développée par les communicateurs, constituent un outil formidable d’information, de communication, d’acquisition, d’apprentissage. Mais également que le même outil constitue une arme qui peut être nuisible à la promotion des droits humains.
« Lorsque que nous rentrons dans le contexte national, cet outil a permis une forme d’émergence de consolidation de la démocratie. Vous vous rappelez des évènements qui se sont déroulés en 2014 ; ce sont les réseaux sociaux qui ont été porteurs en grande partie de tout ce que nous avons connu comme mouvement positif, l’insurrection, l’ingérence de l’armée dans la vie ». a-t-il indiqué.

Des recommandations ont été formulées…

Selon toujours Aristide Dabiré, cette thématique qu’ils ont développée vise à sensibiliser les acteurs du web activistes, et également derrière eux ceux qui fréquentent Facebook, qu’il n’y a pas seulement que des avantages, mais aussi des inconvénients ; d’où la tenue de cet atelier.
« Je pense que les participants et participantes en sont ressortis avec pleines d’interrogation s et c’est cela aussi notre objectif. Qu’il n’y ait pas toute suite des solutions, que l’on s’interroge sur notre responsabilité dans la mise en œuvre, dans l’acceptation, dans l’utilisation des réseaux sociaux », a-t-il souhaité.
Des recommandations ont été faites à l’issue des deux (2) jours de réflexion par les communicateurs. Pour eux, il faut mener des campagnes de sensibilisation sur la responsabilité pénale et civile qui pèse sur les citoyens du cyber espace. Outre cette recommandation, élaborer une charte éthique et déontologique des utilisateurs des réseaux sociaux. A l’endroit des adolescents, les communicateurs estiment qu’il serait approprié de développer un programme d’éducation à l’utilisation des réseaux sociaux.

En rappel, le premier atelier de réflexion sur les réseaux sociaux s’est tenu les 19 et 20 décembre 2017 à Koudougou, et à regrouper les web activistes venus de l’Ouest.

Aziz Tiendrebéogo

TOUTE INFO, quotidien d’informations en ligne

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