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Procès putsch manqué de septembre 2015 : ouvert mardi à Ouagadougou, le procès a été suspendu

D 28 février 2018     H 09:44     A Toute info     C 0 messages


Ouagadougou, 27 Fév. 2018 (AIB) – Le procès du putsch manqué du 16 septembre 2016 ouvert mardi matin à Ouagadougou avec la présence du présumé cerveau du coup d’Etat le général Gilbert Diendéré et du général Djibrill Bassolé, a été suspendu dans l’après-midi après le retrait des avocats de la défense, a constaté l’AIB, sur place dans la capitale burkinabè.

C’est aux environs de 14 h 40 mn que le président du tribunal militaire, Seydou Ouédraogo a prononcé la suspension de l’audience, quelques instants après que les avocats de la défense aient vidé la salle, estimant que la juridiction est illégale car le décret de nomination du Président du tribunal n’est pas encore entré en vigueur.

Dès l’entame du procès mardi matin aux environs de 9 heures 20 mn, les débats ont porté sur des ‘’observations préliminaires’’ soulevées par les conseils de la défense qui ont contesté l’existence du tribunal qui s’apprêtait à juger leurs clients.

Le tribunal a néanmoins essayé d’installer les juges assesseurs militaires qui doivent siéger. A ce propos, le président du tribunal a lu la disposition de la loi en la matière, qui stipule qu’un subalterne ne peut juger son supérieur.

L’on a ainsi essayé de tirer au sort, les juges accesseurs parmi les cinq généraux présents dans la salle. Parmi eux, un seul, Robert Tinga Djiguimdé a été autorisé à siéger, les autres ayant été réfutés.

Les généraux Brice Bayala, Ibrahim Traoré, Ali Traoré ont été récusés car étant sur la liste des témoins souhaités du présumé cerveau du putsch Gilbert Diendéré.

Le général Kouamé Lougué, quant à lui, a été récusé sur suspicion des avocats de la défense.

Le parquet a requis que le président Seydou Ouédraogo, conformément à la loi en la matière, « passe outre le principe du respect de la hiérarchie » et de tirer au sort des juges de grades inférieurs aux deux généraux (Diendéré et Bassolé).

A ce moment, les avocats de la défense ont demandé la suspension du procès pour se concerter durant une trentaine de minutes. A leur retour, ayant constaté que le président du tribunal voulait poursuivre la composition du tribunal, les avocats quittent la salle d’audience. Seydou Ouédraogo ayant constaté ce retrait, a suspendu le procès.

En ce premier jour de l’ouverture du procès, les 84 accusés ont été cités. Il ressort après la citation, qu’il y a eu 4 absents, ainsi que 9 fugitifs.

Le tribunal a également cité les 306 personnes constituées parties civiles. Le parquet militaire a demandé le rajout de 40 autres.

C’est le 16 septembre 2015 qu’un coup d’Etat a été perpétré par des éléments du défunt Régiment de sécurité présidentiel (RSP) contre le gouvernement de la transition dirigé par Michel Kafando.

Agence d’information du Burkina

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