RSS 2.0 twitter google facebook youtube



Infos en boucle


Vous êtes ici : Accueil » Menu 2

Version imprimable de cet article Version imprimable


FORMULATION DU 2nd COMPACT : la coordination nationale à pied d’œuvre pour définir les types de projets

D 14 mars 2018     H 11:50     A Toute info     C 0 messages


L’unité de coordination de la formulation du second compact du Burkina Faso (UCF-Burkina) a ouvert ce lundi 12 mars 2018 un atelier de cinq jours pour la rédaction des documents de proposition de projets. Cette rencontre devra permettre aux acteurs de définir et choisir les types de projets qui vont permettre de mieux régler les grands problèmes identifiés d’ici à août 2018.

Le second compact du Millenium Challenge Corporation (MCC) pour le Burkina Faso veut s’attaquer à deux problèmes majeurs : l’insuffisance de l’offre d’électricité et son coût élevé et le déficit en qualification de la main d’œuvre. Lors de deux précédentes phases entrant dans le processus de formulation de ce compact en effet, les experts de l’Unité de coordination de la formulation du compact avaient révélé que « les entreprises et les ménages burkinabè n’ont pas accès à une électricité de qualité et compétitive en termes de prix. » Aussi, « la qualification de la main-d’œuvre est insuffisante et inadéquate avec les besoins du système de production national. »
C’est ainsi que pour la phase 3 dont les travaux se tiennent en atelier du 12 au 16 mars 2018, à Ouagadougou, « on a rassemblé les acteurs clés du domaine de l’électricité pour qu’ensemble on réfléchisse sur les projets qui vont composer le Compact. Ces projets seront dans quatre domaines : le développement des capacités institutionnelles et humaines, l’offre en électricité, le transport et la distribution jusqu’au consommateur, l’accès des ménages et des entreprises à l’électricité. » A indiqué le coordonnateur national du 2nd Compact du MCC Samuel Tambi Kaboré.
En effet, les parties prenantes composées du secteur privé, de la société civile, des structures étatiques et des PTF (Partenaires techniques et financiers) auront cinq jours pour produire les documents préliminaires des projets en définissant entre autres leurs composantes, les coûts totaux et la théorie du changement. Ils devront également identifier les bénéficiaires potentiels en quantifiant les avantages qu’ils sont susceptibles de recevoir, les conditions de mise en œuvre et les risques potentiels.
Les projets du second compact vont précisément concerner « le domaine de l’électricité tout en prenant en compte les contraintes de qualification de la main-d’œuvre qui freinent l’efficacité et la plaine valorisation de ce facteur de production. » Peut-on lire avec précision dans le dossier de presse de l’atelier.

Selon Samuel T. Kaboré, les documents préliminaires qui seront issus de l’atelier de Ouagadougou seront soumis à discussion avec les partenaires américains qui feront aussi leurs commentaires. Il s’en suivra des ajustements et un élargissement des échanges au plus grand public sur le contenu afin de recueillir les attentes des uns et des autres. La proposition officielle des documents de projets n’interviendra qu’après un atelier national qui les appréciera et leur soumission au gouvernement pour gouvernement adoption.

Typologie des projets

Selon les notes conceptuelles déjà validées par le gouvernement pour ce second compact, les projets qui peuvent entrer dans le programme du Millénium challenge corporation (MCC) doivent nécessairement contribuer à « accroître l’accès des entreprises et des populations à une électricité de qualité et à moindre coût » et/ou « améliorer la qualification de la main-d’œuvre en adéquation avec les besoins des secteurs à fortes potentialité et des principaux secteurs de soutien à l’économie. » En sus, chaque projet devra répondre à des critères tels que sa mise en œuvre aisée en 5 ans, une forte logique de programme, un impact économique important, une durabilité, un profil des risques gérables, un impact sur l’exclusion et une appropriation nationale.

Le calendrier d’exécution des projets couvre la période 2020-2025. Les fonds non dépensés pendant cette période du compact seront perdus par le Burkina et récupérés par les Etats-Unis selon le principe fixé par le MCC. Pour l’heure, le coût des projets n’est pas encore connu et fera l’objet de négociation entre les deux parties. Le démarrage de la mise en œuvre n’est pas non plus connu.

Amidou Kabré

TOUTE INFO, quotidien burkinabè en ligne

Portfolio

Version imprimable de cet article Version imprimable


Un message, un commentaire ?
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
Ajouter un document