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Conseil syndical de l’UGEB : la situation nationale et internationale n’est pas du tout reluisante

D 17 septembre 2018     H 19:04     A Toute info     C 0 messages


L’Union Générale des Etudiants Burkinabè (UGEB), a clôturé ce 14 septembre 2018 son conseil syndical à l’université Ouaga I Pr Joseph Ki-Zerbo .Ce conseil qui a pour but de faire le bilan à mi-parcours de l’exécution des tâches a regroupé près de 700 participants mais aussi des camarades venus de divers horizons. Plusieurs résolutions ont sanctionné ce conseil.

C’est une salle ambiante de l’amphi A600 de l’université Ouaga I Pr Joseph Ki-Zerbo que le conseil syndical de l’Union Générale des Etudiants Burkinabè (UGEB) s’est réuni. Animations, chants, voici l’atmosphère qui a marqué la cérémonie de clôture. Le président de l’UGEB Danouma Ismaël Traoré, sous la ferveur acclamatrice de l’assemblée a tenu à féliciter ses camarades pour la tenue et la réussite de ce conseil. La situation internationale, africaine, nationale et le système éducatif burkinabè ont été passés en revue par le président Traoré et ses camarades.
La situation internationale pour le conseil n’est pas du tout bonne pour une égalité entre les hommes sur plusieurs domaines .Elle est marquée en réalité par la haute puissance des grands sur les petits .Et cela ne pourrait jamais favoriser un monde juste et de paix. « Il ressort que sur le plan économique et social, onze ans après les subprimes (les crédits à risques sur l’immobilier), le monde peine à sortir de la plus grave crise jamais connue de l’humanité d’après-guerre. » Les masses laborieuses victimes du système basé sur la propriété privée, et de la vie économique prennent au fur et à mesure conscience d’une lutte pour se soustraire du joug capitaliste. Il apparait plus que nécessaire une union sacrée.« Dans ce contexte international trouble et complexe, il apparait urgent de développer l’unité de la classe ouvrière et la solidarité entre les peuples contre l’État des Patrons, l’État policier et les politiques des guerres impérialistes. »
De la situation en Afrique, il ressort que l’Afrique est la principale victime de l’ordre.Maillon du système financier international, elle est prise en sandwich par tous les côtés .De l’intérieur ses pays ont d’énormes défis à relever : inégalités sociales,extrême pauvreté, etc. Elle est aussi tirée d’autres parts par les puissances européennes, américaines et arabes .Ces rivalités « impérialistes »ont pour but l’exploitation des ressources minières ou pétrolières ou la collision avec certains régimes comme le cas de la Libye avec Khadafi. Cette crise ne laisse pas donc les classes ouvrières indifférentes car elles se rangent dans une lutte juste et revendicative.
Au Burkina Faso la situation n’est pas du tout gaie selon le conseil syndical. En effet après l’insurrection populaire et la résistance au coup d’Etat, les traits majeurs comme la remise en cause des acquis de l’insurrection, l’insuffisance du pouvoir MPP à résoudre les problèmes sociaux, le renforcement des bases étrangères entre autre confirment de la situation chaotique.
« Le conseil syndical a relevé que l’école burkinabè traverse l’une des crises les plus graves de son histoire. »En effet cette crise résultant des injonctions de Brettons Woods ne laisse aucun compartiment de la chaine éducative .Le post-primaire, le primaire, le secondaire et le supérieur sont confrontés à une crise sans précèdent. L’inadéquation du système éducatif, l’absence de L’État conduisent plusieurs élèves à l’abandon. Le système Licence –Master-Doctorat (LMD) a plombé la situation au supérieur. Le manque d’infrastructures, le retard criard et les besoins sociaux difficiles corroborent des conditions de vie exécrable de l’étudiant. Pour parer à cette situation la lutte farouche est plus qu’impérieuse .Notons que plusieurs camarades venus de Côte -D’ivoire, du Togo, du Niger ont prêté main forte à ce conseil syndical de l’UGEB. La CGT-B et autres associations étaient aussi présentes .La conduite finale pour ce conseil, c’est l’union et la mobilisation à jamais pour plus d’équité, de justice, d’égalité.

Camille Baki, Alain Yaméogo (stagiaires)

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