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BURKINA : l’IPC forme des journalistes sur l’intérêt de la réduction des risques en milieu drogue

D 17 décembre 2018     H 12:00     A TOUTE INFO     C 0 messages


Comment traiter l’information en rapport avec la drogue tout en respectant les droits des personnes concernées ?C’est ce à quoi une cinquante journalistes venus de medias divers ont été initiés par l’IPC (Initiative Privée et Communautaire) les 14 et 15 décembre 2018 à Ouagadougou.Ces deux jours de formation avaient pour objectif de permettre aux femmes et hommes de médias de mieux cerner le concept du RdR (Réduction des Risques) et de jouer leur partition pour la réduction des risques chez les usagers de drogues.

En Afrique sub-saharienne, sur 2,3 millions de consommateurs de drogues, 564 000 personnes vivent avec le VIH d’après le rapport mondial sur la drogue en 2018.Ces usagers de drogues injectables constituent l’une des populations clés dans la lutte contre le sida. Malheureusement cette pratique est la moins connue et la moins maîtrisée en Afrique. C’est en cela que cette formation vise à améliorer le traitement de l’information sur la thématique des RdR et solliciter l’accompagnement des médias pour la mise en œuvre des activités du Programme régional de réduction des risques Tuberculose/VIH et autres co-morbidités et promotion des droits humains auprès des consommateurs de drogues injectables en Afrique de l’Ouest (PARECO) .
Durant ces deux jours, les journalistes ont eu droit à des communications leur permettant de se familiariser au concept de la RdR. Ainsi pour Dr. Hubert Traoré par ailleurs chargé de programme de l’IPC, la RdR concerne les lois, les programmes et les pratiques qui visent principalement à réduire les dommages associés à l’utilisation de substances psychoactives par des personnes qui sont dans l’incapacité ou qui n’ont pas la volonté de cesser de consommer.
Mais comment s’y prendre dans le traitement de l’information chez les consommateurs de drogues ? Cette problématique a fait objet d’échanges avec les professionnels des médias. Ainsi pour le directeur de publication de l’Observateur paalga, Ousséni Ilbouldo pour mieux informer, il faut une immersion dans le sujet pour ne pas tomber dans les stéréotypes. Mais aussi choisir ces mots et ces termes qui peuvent par exemple dans le cas de la drogue heurter les sensibilités. C’est en ce sens qu’il est préférable d’utiliser des expressions comme « consommateurs » ou « usagers de drogues » au lieu de « drogués ».

Pour Issouff Taoko de la radio halhouda, cette formation a été bénéfique en ce sens qu’il a beaucoup appris sur le concept des RdR et surtout qu’il a reçu des connaissances lui permettant de mieux aborder les informations en lien avec la drogue car dit-il, « n’oublions pas la responsabilité sociale du journaliste ».

Pour le chargé des programmes de l’IPC, le sida, l’hépatite C et la tuberculose constituent un problème de santé public et nécessite l’implication de tous pour la réduction des risques liés à l’usage de la drogue.

Camille Baki

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