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Procès du putsch du CND : les avocats du général Bassolé quittent la salle d’audience

D 16 janvier 2019     H 14:56     A TOUTE INFO     C 0 messages


Après avoir plaidé pour prouver « l’illégalité des éléments sonores » mettant en cause leur client, les avocats de Djibril Bassolé qui avaient la parole depuis hier, entendaient être les derniers à l’avoir comme le prescrit la loi. En désespoir de cause, ils ont quitté la salle d’audience suspendant de fait l’interrogatoire.

Les avocats de Bassolé tiennent mordicus : le dossier sur les écoutes est illégal. Pour maitre Yérim Thiam, les transcriptions des officiers de police judiciaire (OPJ) ne sont pas conformes aux dires de l’expert qui du reste « a une très grande familiarité avec le juge d’instruction François Yaméogo ». Pour lui, c’est la preuve que même l’expert s’est départi de sa mission de neutralité. De plus, la défense se dit surprise que la conversation puisse se retrouver dans une clé USB. Et alors que l’expert avait demandé un échantillon de la voix de Bassolé pour faire la comparaison avec l’élément sonore, il regrette que « la comparaison n’ait jamais été faite »
Pour étayer leurs arguments, les avocats de la défense, qui faisaient leurs observations finales, disent être étonnés qu’il n’y ait pas de documents prouvant que les Officiers de police judiciaire(OPJ) ont reçu l’ordre de procéder à des écoutes : « Cela avait emmené le juge d’instruction à douter de la fiabilité des écoutes mais la chambre de contrôle est passée outre » regrette l’avocat sénégalais pour qui que la confidentialité des appels par Skype et WhatsApp est garantie par lesdits opérateurs. Des écoutes ne peuvent donc s’effectuer que sous réserve de l’autorisation desdits opérateurs. Autorisation qu’aucun document n’étaye, indique l’avocat.
« L’argument de trahison ne tient pas non plus » soulignent les avocats. Dans la conversation que l’on attribue à Soro et Bassolé, ce dernier n’a fait que des interjections du genre : Ahan ; Oui ; Ho. « Pas susceptible de constituer un délit quelconque ! » lance maitre Thiam combattif.

Cette journée de procès a surtout été marquée par le départ des avocats du général Bassolé de la salle d’audience. Après leurs observations finales, ils ont exprimé leur incompréhension que le président du tribunal puisse encore donner la parole au parquet. N’ayant pas été satisfaits, ils ont tous quitté la salle d’audience, laissant l’accusé sans le moindre avocat. Comme explication, Maitre Barry évoque des impératifs de santé. Quant à Yérim Thiam, il évoque avoir d’autres engagements dans son pays, le Sénégal. L’accusé a donc été renvoyé de la barre.

Soumana LOURA

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