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FESPACO 2019 : Le cinéaste Adama Rouamba dubitatif pour l’étalon d’or au Burkina

D 22 février 2019     H 19:41     A TOUTE INFO     C 0 messages


« Si je pouvais parler au seigneur, au bon Dieu, je lui aurais dit : tu aurais dû les laisser finir en beauté ce cinquantenaire avant de les appeler auprès de toi. »C’est sur ces mots qu’Adama Rouamba, s’est lâché au sujet de la disparition des cinéastes Idrissa Ouédraogo et Missa Hébié à l’orée de l’ouverture du cinquantenaire du FESPACO. Aussi entre sa carrière et son regard sur le cinéma africain et burkinabè en particulier, le producteur dans cette interview exclusive ne s’emballe sur aucun sujet. Lisez plutôt !

TOUTE INFO : Bonjour, vous êtes cinéaste Adama Rouamba, est ce que vous pouvez davantage vous présenter ?

Adama Rouamba : Je suis Adama Rouamba, je suis réalisateur, scénariste et producteur.

On vous a surtout vu pendant le FESPACO 2017 au cours duquel, vous avez eu un prix avec votre film la forêt du Niolo. Est-ce que vous pouvez parler de ce film ?

Oui, la forêt du Niolo a remporté le prix du meilleur scenario .C’est vrai, ce n’est pas la première fois que je remporte un prix, c’est dans l’ordre des choses .Mais quand un film sort, il faut que plusieurs personnes le voient. Et s’il est reconnu par les paires ça veut dire que le travail est accompli.

Qu’est-ce que le film raconte essentiellement ?

Le film raconte essentiellement une histoire sur l’environnement .Il retrace une problématique d’exploitation minière par des chinois et, ceci en polluant le lac pour contraindre les populations à quitter le site. Pour arriver à leurs fins les journalistes seront muselés et même tués .Mais le courage de la population a eu raison des exploitants.

Quel a donc été le retour après votre sacre de 2017 ?

Vous savez, les films voyagent seuls .Ainsi, on a fait beaucoup de ventes à travers le monde .Sur les chaines de télévision par exemple .On a fait près de 10 ventes, à CANAL+ à TV5 MONDE .Toutes les chaines qui ont été capables d’acheter l’ont fait.

Actualité oblige, le FESPACO s’ouvre le 23 février, déjà est ce que vous avez un film à défendre à ce cinquantenaire ?

Non, je n’ai pas de film. Vous savez après La forêt du Niolo, je me prépare pour l’édition de 2021.Je ne serai donc pas présent avec un film à cette édition mais je serai présent pour la commémoration des 50 ans.

Le monde cinématographique a perdu de grands noms en l’occurrence Idrissa Ouédraogo et Missa Hébié, quel est votre regard sur ces disparitions à cette fête du FESPACO ?

Si moi je détenais la magie, si je pouvais parler au seigneur, au bon Dieu, je lui aurai dit : tu aurais dû les laisser finir en beauté ce cinquantenaire avant de les appeler auprès de toi .Ce sont des gens qui se sont battu pour notre cinéma, ils se sont battu pour le FESPACO .Je crois qu’ils méritaient d’assister quand même à cette belle fête qui est en fait le couronnement. Mais d’où, ils sont, ils béniront cette fête et participeront eux aussi à leur manière. Et d’ailleurs nous saluons les cérémonies d’hommages qui seront organisées à leur égard.

Aujourd’hui avec la concurrence, est ce qu’on peut toujours considérer Ouagadougou capitale du cinéma africain

Oui la concurrence est assez hard .C’est vrai quoi, qu’on dise, Ouagadougou reste la capitale du cinéma. Deuxièmes aucun film dans la sous-région ne peut se tourner sans l’apport d’un technicien burkinabè .Cela veut dire que jusqu’à présent, on a toujours la main sur la chose .Aussi pour la concurrence, on a atteint un niveau, qu’il faudra qu’on avance.

Etalon d’or de Yennega burkinabè depuis 1997, est ce que vous avez foi pour cette édition chez les cinéastes du Burkina ?

Oui, nous souhaitons que l’Etalon reste chez nous cette année .Mais vous savez, c’est une appréciation de valeur. Mais je voudrais dire qu’on fasse attention car tous les films burkinabè finissent pour la plus part à l’arrache. Un film a besoin de mûrir d’abord. Mais si c’est pour se précipiter pour présenter, vous n’avez pas toutes vos chances .Mais tous nos souhaits est qu’ils remportent l’Etalon. Cependant que le meilleur gagne même si mon cœur balance du côté du Burkina .Alors que le meilleur gagne pour que le FESPACO garde sa dignité, son impartialité, son caractère spécifique.

Quel regard portez-vous sur le numérique et la production cinématographique ?

C’est une technologie qu’il vaut va falloir intégrer dans le film aujourd’hui .Mais aujourd’hui, c’est l’usage qu’on a fait du numérique qui est problématique .Personne aujourd’hui ne tourne à l’argentique, donc, il faut se former pour l’utilisation à bon escient du numérique. La jeunesse a donc toutes ces chances dans ses mains.

Propos recueillis par Alain Yaméogo

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