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Droits humains : La coalition burkinabè de défense des droits humains (CBDDH) dresse un bilan satisfaisant de son programme phase pilote

D 23 mai 2019     H 00:02     A TOUTE INFO     C 0 messages


Le bilan de la phase pilote du programme de la coalition burkinabè de défenseurs des droits humains est satisfaisant selon ses premiers responsables. Débuté en mars 2018, le bilan du programme a été dévoilé aux Hommes de médias le mercredi 22 mai 2019 à Ouagadougou. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Florence Ouattara, coordonnatrice nationale de la coalition et les siens ont bataillé dur sur plusieurs fronts pour une amélioration significative des droits humains au Burkina Faso.


D’une manière générale, une confusion ou même une méconnaissance de la notion de défenseur de droits humains est notable au Burkina ; a expliqué Florence Ouattara, même de la part de certaines plus hautes autorités. En effet relève-t-elle, le défenseur des droits humains va de la travailleuse de maison à la femme journaliste.
Le programme qui fait ainsi l’objet de bilan de sa phase pilote a ciblé notamment, les travailleuses domestiques, les femmes vivant avec un handicap, les femmes défenseurs de droits humains, les travailleuses de sexe, les industries extractives, la gouvernance et les femmes journalistes.

En terme d’initiatives entreprises, la coalition a fait des plaidoyers auprès de la commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP). En collaboration avec les sept (07) pays bénéficiant de la phase pilote du programme, la coalition burkinabè des défenseurs des droits humains a organisé un « Side Even » en Mauritanie, un évènement parallèle où ce fut une opportunité de partage d’expérience pour la délégation burkinabè. En plus, le Burkina se montre plus volontariste car, il se classe 2e après la Côte d’Ivoire à se doter d’une loi de protection des défenseurs des droits humains .

En plus, des actions internes au bénéfice des défenseurs vulnérables ont été menées. La mobilisation de la presse, du ministère de tutelle et les organisations de la société civiles a eu des échos favorables selon le bilan dressé par la coalition. Aussi, l’appui institutionnel de l’association « femmes battantes », les femmes journalistes, les femmes travailleuses de sexe est à mettre à l’actif de la coalition et de ses partenaires.

Enquête sur la représentativité et le poids des femmes dans les organes de presse.

Sur ce sujet, d’énormes défis restent à relever car le tableau peint par Florence Ouattara et son équipe exige un sursaut de part et d’autre pour donner une place plus reluisante aux femmes dans les rédactions et les sphères de décisions. L’enquête indique par exemple que « les missions internes ou externes sont laissées à l’appréciation des chefs de service. » Ce qui n’est pas de nature à favoriser les femmes, étiquetées toujours par des préjugées. Les femmes sont également quasi absentes des grands reportages (voyage présidentiel, discours de fin d’année du président, décryptage de l’actualité, grandes interviews …). Le comble, selon toujours l’enquête réalisées, c’est que les femmes, même promues occupent toujours les positions d’arrière-plan. Sur 116 medias étudiés, un peu plus de 5% de femmes occupent des postes de responsabilité.
Pour la coalition, la seconde phase du programme consacrera un ratissage plus large de la protection des droits en traînant d’éventuels fauteurs à la justice.

Alain Yaméogo

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