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Répression policière à l’université de Dori : l’UGEB accuse (...)

D 14 juin 2019     H 21:25     A TOUTE INFO     C 0 messages


L’Union générale des étudiants burkinabè (UGEB) a animé un point de presse ce vendredi 14 juin 2019 à son siège. La situation qui prévaut au Centre universitaire polytechnique de Dori était au cœur des échanges entre les Hommes de médias et le président de l’UGEB, Ismaël Traoré.


Le jeudi 6 juin 2019, les étudiants du Centre universitaire polytechnique de Dori ont été réprimés par les éléments de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS), conduits par le chargé de mission du centre, Dr Ibrahim Ly. L’information a été donnée par le président de l’UGEB, Ismaël Traoré lors du point de presse qu’il a animé ce vendredi 14 juin 2019. Il a expliqué à cette occasion ce qui a conduit à une telle situation. Si on s’en tient à ses explications, tout est parti du refus des étudiants de prendre part à l’évaluation prévue pour avoir lieu ce jour. Il confie que le chargé de mission qui a maintenu l’évaluation s’est fait escorter au centre par une vingtaine d’éléments de forces de sécurité lourdement armées selon ses mots afin de mettre en exécution sa menace qui est de faire composer les étudiants et sous surveillance policière s’il le faut. Poursuivant la narration, le président de l’UGEB souligne que sur 229 étudiants concernés par l’évaluation, 14 seulement ont répondu à l’appel en rentrant dans la salle de composition. Sans donner d’explication, il indique que la double centaine d’étudiants regroupée hors de la salle d’évaluation, subira une violence inouïe sous la supervision de Dr Ibrahim Ly. Accusant la police de bastonnade et autres sévices corporels, Ismaël Traoré, affirme que cette répression fera au total cinq blessés et une vingtaine d’étudiants interpellés. Accusant aussi le professeur d’université d’avoir donné l’ordre « mater les », à la CRS de frapper les étudiants, il soutient qu’il conduira la police aux domiciles de certains étudiants considérés comme meneurs pour les faire arrêter et auditionner. « Deux étudiants seront ainsi enlevés le mardi 11 juin à domicile sans mandat et passeront 24 heures au commissariat central de police de Dori » a-t-il confirmé. Poursuivant avec les accusations, le principal conférencier du jour révèle que le chargé de mission aurait d’ailleurs confié à certains étudiants, qu’une liste de 14 étudiants dont tout le bureau du comité d’initiative de Dori serait en sa possession, et qu’i pèsera de son poids pour qu’ils soient tous exclus. D’après lui, il n’est pas à son premier forfait selon ses mots. Il explique que déjà le 16 mars, il menaçait d’envoyer la police réprimer une délégation de l’UGEB, venue échanger avec les étudiants. Il l’accuse également de proférer toute sorte de menaces contre les membres du bureau du comité d’initiative de Dori.

N’approuvant pas la façon de fonctionner de Dr Ibrahim Ly, le premier responsable de l’UGEB, Ismaël Traoré a au nom de ses camarades invité son vis-à-vis à se ressaisir. Il lui rappelle que rien ni personne n’arrêtera l’UGEB dans sa noble mission de défense ferme des intérêts matériels et moraux des étudiants burkinabè. Il dit le tenir avec toute son administration pour responsable de la dégradation du climat social.
Pour sa part, il a invité l’ensemble des étudiants burkinabè à se solidariser avec ceux du Centre universitaire polytechnique de Dori. Il a félicité et encouragé l’ensemble des étudiants du CPU Dori qui se sont mobilisés.

Thierry LOMPO

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