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MÉDIAS D’ÉTAT : « Il y aura 300 pertes de poste à la RTB et Sidwaya » (Rémis Fulgance Dandjinou)

D 17 juillet 2019     H 20:04     A Alain Yaméogo     C 0 messages


Le passage de la RTB et de Sidwaya en société d’Etat continue de faire des gorges chaudes. Dernier épisode en date, le ministre de la communication et des relations avec le parlement Rémis Fulgance Dandjinou, par ailleurs chef de file de ce processus a indiqué au détour de l’émission présimètre que 300 postes seront sur la sellette dans les médias publics Sidwaya et la RTB si le passage en société d’Etat était acté. Ce qui a fait remonter d’un cran la réplique au niveau des travailleurs qui ont observé ce mercredi 17 juillet 2019 une grève générale à l’appel du SYNATIC (Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la Culture). A la clé, protester et exiger le passage en société d’Etat sans délai comme le souhaitent déjà les travailleurs.

La Radiotélévision du Burkina (RTB) et les éditions Sidwaya sont en blackout et ce pour 24 heures depuis ce mercredi 17 juillet 2019 à 00 heure. Aucun journal, aucune émission à servir aux lecteurs et auditeurs. La cause, une revendication des agents qui exigent le passage de ces médias publics en société d’Etat. Entamé depuis 2015, le processus est en ralenti voire en arrêt incompréhensible selon les travailleurs. Alors que toutes les études font état d’un passage qui permettra à la RTB et Sidwaya d’être dynamiques et proactifs, tout ne semble pas bien tourner dans l’atteinte de l’idéal des agents. De plus les travailleurs protestataires s’inscrivent en faux pour les propos du ministre Dandjinou tentant de montrer que 300 personnes perdront leur poste avec le statut société d’Etat réclamé. Pour eux, l’étude menée par plusieurs cabinets est claire et sans appel en faveur de son opérationnalisation.

Ainsi, après un sit-in les 12 et 13 juin denier pour interpeller l’autorité sur sa plateforme revendicative, le SYNATIC est passé à une autre étape majeure de sa lutte : un blackout de 24 heures décrété. Pour Konwoman Rufin Paré, représentant du SYNATIC section Sidwaya, le mépris du gouvernement vis-à-vis de ses revendications n’est plus à démontrer. « Depuis notre sit-in de 48 heures, personne n’a reçu le bureau du SYNATIC pour un dialogue quelconque. Pour nous c’est une forme de mépris », a-t-il soutenu.

Il souligne par ailleurs que les travailleurs sont engagés et déterminés pour se faire entendre. A l’écouter, toutes les directions régionales où le SYNATIC est présent sont en grève. Et le maître-mot pour les manifestants qui brandissaient et scandaient des slogans de protestations est l’adoption pure et simple de la loi sur le passage de la RTB et Sidwaya en sociétés d’Etat.

Notons également que contrairement au sit-in du mois de juin, une faible mobilisation des journalistes était à constater. Mais le bras de fer avec le gouvernement est loin d’être fini, à entendre les syndicalistes.

Alain Yaméogo

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