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Santé/Détournement : où sont rentrées les moustiquaires imprégnées de Zagtouli ?

D 7 août 2019     H 12:59     A Alain Yaméogo     C 0 messages


2 milliards de FCFA, c’est la somme colossale que l’Etat burkinabè avait débloqué pour la confection des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action. Avec pour ambition de lutter efficacement contre le paludisme, première cause de morbidité et de mortalité dans le pays. Et voilà. Moins d’un mois après la distribution effective des moustiquaire pour se prémunir de l’anophèle femelle, agent causal de la malaria, nous nous sommes promenés à Zagtouli, quartier périphérique de l’ouest de la ville de Ouagadougou pour constater l’usage que les populations en font de ces moustiquaires imprégnées .Quelle fut grande notre surprise de ce qu’est devenue la nouvelle moustiquaire dans cette zone !


Dans la zone non viabilisée communément appelée zone non lotie de Zagtouli, nous nous posons toujours des questions sur la portée de la moustiquaire. Samedi 03 août, nous prenons la direction de la zone non lotie de Zagtouli. Surprise ! À quelque distance de notre parcours, nous voyons un petit jardin entouré. Devinez ? Ce jardin d’oseilles est bien entouré pas avec du bois ou une clôture mais avec une mousquetaire .Nul doute, les moustiquaires qui ont été distribuées dans le quartier il y a à peine un mois. Incontestable, au regard de sa luisance .Et pour mieux nous assurés, nous nous approchons davantage pour mieux constater de vue. Et avec, conviction,la moustiquaire qui était destinée à se couvrir pour lutter contre les moustiques et le paludisme est détournée à des fins incompréhensibles et inacceptables. Mais là c’est peut-être hâtif de tirer des conclusions si on sait que quelques brebis galeuses ne s’auraient induire tout le monde dans un travers.

Mais non.Notre première amertume va se poursuivre .A quelques marches encore, même faits même remarques.Des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action qui devraient être pendues dans une chambre font barrières et cette fois dans un petit champ de gombo. Jusqu’où l’incivisme au Burkina Faso ?Et nous répétons encore et encore l’exercice pour nous rassurer. Mais le constat est le même .A chaque six mètre presque,des moustiquaires toujours neuves sont déchirées pour protéger des champs. Nous faisons bien la différence entre une moustiquaire hors d’usage et ce que nous voyons.

Le comble, nous percevons un autre cas .Cette fois ci pas dans un champ mais sur un terrain de football d’enfants. En effet, la moustiquaire est déchirée et placée comme filet de buts devant une cour.

Cherchant à comprendre, plusieurs personnes indiquent que les gens auraient pris plus de moustiquaires que le nombre des membres de leur famille .Raison valable ?
En tout cas, selon nos informations chaque famille déclarait le nombre de ses membres aux recenseurs. Mais tout là n’est pas le problème .Les populations sont-elles conscientes de l’usage de la moustiquaire ? Si oui, elles devraient se ressaisir car, dans nombre de quartiers ou de villages, des gens ont été privés de la moustiquaire « détournée et banalisée » par des inciviques. L’Etat est donc interpelé et le quartier Zagtouli n’est qu’une infirme partie de ce qui se passe dans d’autres localités.

Alain Yaméogo

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