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Burkina Faso : Une épée de Damoclès sur la loi anti-corruption

D 10 août 2019     H 18:23     A Camille Baki     C 0 messages


Votée sous la transition, la loi anti-corruption portant sur la déclaration du patrimoine, délit d’apparence titille les autorités actuelles. Dans son processus de veille citoyenne et de recevabilité, l’association des journalistes burkinabè (AJB) a organisé un panel sur cette même loi ce vendredi. Des panelistes comme le Professeur Ibriga ont apporté des éclaircissements sur cette problématique tout en faisons le point de la mise en œuvre de cette fameuse loi qui trouble le sommeil de ces assujettis.

« Nous pouvons lever le lièvre, mais nous ne pouvons pas l’abattre parce qu’on nous n’avons pas les moyens » dira le professeur Luc Marius Ibriga lors du panel portant la loi anti-corruption. Portant sur la déclaration de patrimoine, le délit d’apparence, la loi qui dérange tant, souffre d’un bilan mitigé. Un bilan que déplore le premier responsable de l’autorité supérieur de contrôle et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) l’homme de droit Luc Marius Ibriga. Puisque dira-t-il : « nous avons vu large, mais nous n’avons mesuré le coup du contrôle ». En effet 13000 personnes sont assujetties par cette loi. En ligne de mire, le président du Faso, les membres de l’exécutif, ceux du pouvoir judiciaire et les parlementaires pour ne citer que ceux-là.

quand les autorités foulent au sol la loi

Statuant sur l’état de la mise en œuvre de la dite loi, Fidèle Zerbo le chargé des affaires judiciaires du Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) s’insurge contre ce qui qualifie d’absence de répression. C’est le cas de l’ex-ministre de la défense Jean Claude Bouda et celui des infrastructures Eric Bougouma qui sont accusés de fraude et de corruption mais jusque le dossier est pendant. Pire sur les huit(8) nouveaux ministres entrant dans le gouvernement 4 ont déclaré leur patrimoine dont un(1) seul a respecté le délai prévu à cet effet soit 30 jours après sa prise de fonction a-t-il fait savoir.

Il est impératif de sauver la dite loi

Pour celui qui est à la tête de ASCE-LC, il urge de prendre conscience qu’il y a une épée de Damoclès qui pèse la loi. Et si l’on ne prend garde cela ouvrirait la voie à une corruption sans précédente. Pour cela, il sollicite les médias dans cette lutte noble mais aussi les autorités sont interpellées à mettre la disposition de l’ASCE-LC les moyens qui lui permettront d’avoir une capacité de contrôle. En plus de la sensibilisation, la répression est la seule condition face cette gangrène afin de retrouver l’identité d’homme intègre marque d’antan du burkinabè exhorte le représentant du REN-LAC. Journalistes, ancien député, représentant des organisations de la société civile sont restés sur leur soif tant le sujet est large et complexe, en cette période ou les débats sur l’affaire du charbon fin fait les choux gras de l’actualité.

Camille BAKI

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