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MÉTIER DE MÉCANICIEN : Sadad Nikiema ou le dernier recours de la P50

D 12 septembre 2019     H 14:53     A Camille Baki     C 0 messages


La réparation des mobylettes de marques P5O, Ninja et Delta et Sadad Nikiema, c’est toute une histoire. Rimée de passion et d’amour la mécanique de ces engins n’a plus de secret pour ce jeune, puisque réparant ces motos depuis 1998. Faisant donc de ce type de motos sa spécialité, il est bien connu des possesseurs des P50. Comment comprendre en ce 21e siècle dominé par des motos à vitesse, que Sadad s’aligne comme expert de ces motos ? L’atelier de cet mécanicien expert situé à proximité du Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Pissy à Ouagadougou a reçu une équipe de touteinfo.

Il n’y a pas si longtemps, encore dans les années 2000, les motos de marques P50 Junior, Ninja et Delta étaient attribuées aux une certaine classe de personnes aisées. Aujourd’hui, elles sont démodées. De plus en plus rares en circulation, ces engins font pourtant la spécialité de Sadad Nikiema et son gagne-pain. Sans formation de base, Sadad s’est peaufiné au fil du temps et se positionne comme un expert de réparation des P50. De 98 à 2019, déjà 21 ans que Sadad a scellé une alliance avec les mobylettes P50, Ninja et delta. Installé à proximité du Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Pissy, ce jeune d’environ la trentaine y a élu demeure. Il est 14h32mn quand nous arrivâmes à l’atelier de travail de Sadad. Pas d’effigie, mais une moto attire notre attention ; une P50, mais aussi d’autres comme les deltas et Ninja. Une véritable cacophonie règne dans l’atelier. Entre causeries et bruits de marteau et autres matériels servant à la réparation. C’est depuis la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en 1998 que je repars ce genre d’engins, nous confie ce mécanicien tout en étant concentré sur la P50 qui révise. Bien conscient de la rareté de ce produit, il n’est pas question de d’abandonner et si cela devrait arriver, il s’aventurait dans la vente des pièces détachées. Révision et réparation constituent l’essentiel de son travail quotidien. Les Ninja, P50 et deltas n‘ont plus de secrets pour Sadad. Et ce, du carburateur à l’éclairage, des roues aux freins.

Il met du sien dans son travail

« Il fait un travail impeccable » nous clame Karim Ouédraogo un voisin à Sadad. Il n’y pas de sot métier et mon ami Sadad l’a bien compris dira-t-il. Par moment certaines personnes vivant dans des localités éloignées confient leurs engins aux sociétés de transports à destination de Sadad Nikiema. C’est la preuve du travail bien fait, renchérit Karim.

Sadad le dernier recours

Des mécaniciens généralistes accourent vers le mécanicien spécialiste. Ayant appris la mécanique, plusieurs mécaniciens tentent de réparer toutes sortes de motos sans pourtant avoir la maitrise de ces engins déplore Sadad. Après plusieurs tentatives infructueuses les propriétaires des deltas et autres se tournent vers moi nous souffle Sadad.
Appelé affectueusement « Papa », ce client septuagénaire est un fidèle parmi les fidèles clients de monsieur Nikiema. Propriétaire de la P50 Peugeot, je suis venu faire la révision de ma moto. Sadad est mon mécanicien depuis fort longtemps. Il fait bien son travail et c’est ma façon de l’encourager. J’aime la P50 parce qu’avec la vieillesse cette moto me convient plus. Avec en moyenne 3 à 4 motos par jour, monsieur Sadad Nikiema arrive à prendre en charge sa famille. Il s’arme de courage et d’abnégation en dépit de la rareté de sa clientèle en ces temps où d’autres marques de motos comme les Sirius, 135 et Scooter.

Camille BAKI

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