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210 tués à Yirgou ,17 à Pinsa : « Etre Peulh est risqué »Dr Diallo

D 5 septembre 2019     H 09:59     A Alain Yaméogo     C 0 messages


Le premier septembre 2019 marque 9 mois le massacre de Yirgou. Massacre qui avait causé la mort à 49 personnes selon le gouvernement burkinabè et 210 pour le collectif Contre l’Impunité et la Stigmatisation des Communauté (CISC), dont la majorité des victimes sont de la communauté peulh. Le 31 août dernier à l’appel de l’Unité d’Action Syndicale (UAS) et d’autres organisations de la société civile, le CISC par son premier responsable Daouda Diallo est revenu sur l’affaire du drame de Yirgou ,l’avancement du dossier en justice et la poursuite des commanditaires et exécutants de cette pire boucherie jamais vue au Burkina Faso.


La lutte contre le terrorisme, s’il est du vœux de chaque Burkinabè pour bouter les ennemis de la nation hors de vue n’est pas sans conséquence sur des honnêtes citoyens , parfois victimes collatérales .C’est du reste le point de vue de plusieurs organisations de défense des droits humains .Celles protestent que des violations flagrantes sont commises par les forces de défenses et de sécurité sur des citoyens qui ne sont mêlés ni de loin ni de près à ce qu’on pourrait qualifier de collision avec des mouvements ou entreprises terroristes. Le cas le plus palpable est celui de Kain, village dans lequel les forces de défenses et de sécurité burkinabè ont annoncé avoir tué plusieurs terroristes. Mais le Mouvement Burkinabè des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP) va dénoncer l’attitude des soldats, la qualifiant d’exécution sommaire et extra judiciaire de plusieurs innocents.

Revenant au cas précis de Yirgou, où en début d’année 2019 plusieurs personnes seront massacrées, la tension n’a guère baissée dès lors entre l’autorité et les mouvements de défenses des droits humains. Des marches, des meetings et autres ont été organisés pour réclamer justice. Pour Dr. Daouda Diallo, président du Collectif Contre l’Impunité et la Stigmatisation des Communautés, la question de la justice est toujours d’actualité. Ainsi après l’interpellation de plusieurs présumés coupables dans l’affaire de Yirgou dont des membres influents du groupe d’autodéfense Koglwéogo, il préconise que l’appareil judiciaire et le gouvernement puissent pousser la procédure jusqu’au bout afin de faire jaillir la vérité. L’Etat a une grande responsabilité dans la protection des citoyens et pour rien au monde, il ne devrait faillir à son devoir le plus absolu.

Cependant, les choses ne sont pas de nature à rassurer. Car estime Daouda Diallo des victimes, surtout des Peulhs, sont toujours signalées .Ainsi après Yirgou, c’est le tour de Pinsa. « Dans la commune de Pinsa le 22 août, 17 hommes appartenant à une seule ethnie dont deux mineurs ont été tous tués .Tous sont des éleveurs ayant fui le drame de Yirgou pour s’installer dans ce village. » « Être peulh aujourd’hui est risqué », s’alarme-t-il et pourtant « nous sommes condamnés à vivre ensemble ou disparaître ensemble ». Conclut-il.

Alain Yaméogo

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