RSS 2.0 twitter google facebook youtube



Infos en boucle


Vous êtes ici : Accueil » Menu 2

Version imprimable de cet article Version imprimable


INSURECTION 2014 : le goût d’une lutte inachevée pour Basolma Bazié

D 1er novembre 2019     H 18:30     A TOUTE INFO     C 0 messages


L’an V de l’insurrection populaire a encore été commémoré diversement par les différents acteurs qui ont contraint l’ancien président Blaise Compaoré à quitter le pouvoir en 2014 .Si le gouvernement commémore ce Ve anniversaire par le nettoyage du mémorial aux martyrs et le dépôt de fleurs par le président du Faso en leur mémoire ,la société civile dont le balai citoyen, l’un des fers de lance du mouvement insurrectionnel et des syndicats s’affairent à commémorer à leur manière ce triste anniversaire. La Coalition pour la Défense des Acquis de l’Insurrection et contre le Putsch de 2015 (CDAIP), une organisation de la société civile pour sa part a organisé un panel le 31 octobre à Ouagadougou sur le thème « AN V de l’insurrection populaire, bilan et perspective ».


Ils étaient très nombreux à se mobiliser pour la commémoration à leur manière de l’an V de l’insurrection de 2014.Issus en majorité des organisations de la société civile telle que l’Organisation Démocratique de la Jeunesse(ODJ), des mouvements syndicaux, ces insurgés ont répondu à l’appel de la Coalition pour la Défense des Acquis de l’Insurrection à la Bourse du Travail de Ouagadougou.
Pour les deux panelistes Ismaël Diallo et l’avocat Me Balibié Bénao, l’insurrection de 2014 a connu sans doute des acquis. Ces acquis sont entre autre le départ de Blaise Compaoré après 27 ans de pouvoir sans partage à la tête du Burkina Faso. Aussi, l’insurrection a apporté un souffle nouveau dans la marche du pays en sa démocratie et à la liberté reconnaissent les panelistes. Toutefois, ils dénoncent la mise à mal de ces acquis par le pouvoir actuel à travers notamment le nouveau code pénal, la restriction des libertés syndicales, etc.

Aussi pour Bassolma Bazié, secrétaire général de la CGT-B, intervenant au cours du panel, l’objectif de l’insurrection n’était pas uniquement le départ de Blaise Compaoré comme le clament nombre de personnes. En outre explique-t-il, les problèmes de crime de sang, de crimes économiques, les problèmes de logement étaient aussi inscrits en point d’or dans la revendication populaire. Pour lui, la vision n’était pas un simple changement de régime mais une alternative démocratique. Ce qui n’a véritablement pas été le cas regrette-t-il.
Par ailleurs, il fustige le pouvoir Rock Marc Christian Kaboré, qui selon lui à usé de ruse pour s’accapare de la lutte du peuple. « Rock, Salif et Simon se sont accaparés de l’appareil de l’Etat pour se protéger non seulement leur nez et deuxièmes faire prospérer leurs affaires commerciales » soutient-il. A cet égard l’insurrection semble avoir un gout d’inachevé.
Pour ce faire tous les intervenants ont émis les vœux de s’organiser pour la défense de l’intérêt national. Ainsi l’AN V de l’insurrection se commémore en rang dispersé par les premiers acteurs du mouvement populaire de 2014, qui nul doute ne sont plus sur la même longueur d’onde.

Alain Yaméogo

Version imprimable de cet article Version imprimable


Un message, un commentaire ?
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
Ajouter un document