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RELATIONS FRANCE-AFRIQUE : KEMI SEBA PROMET L’EXPLOSION EN 2020

D 23 décembre 2019     H 13:42     A ALAIN YAMEOGO     C 0 messages


Le franco béninois Kemi Seba, leader de l’ONG Urgence Panafricaniste a encore fait parlé de lui. Après Dakar, Abidjan ou Conakry où il a été expulsé pour ses propos contre le FCFA et les relations entre la France et l’Afrique, c’est autour de Ouagadougou qu’il crée la polémique. En meeting le 21 décembre 2019 à l’université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou, le panafricaniste n’est pas passé par le dos de la cuillère pour fustiger les chefs d’Etat africains qu’il reproche d’être en complicité avec la France pour piller l’Afrique.

C’est une salle de près de 600 places assises au complet qui a accueilli Kemi Seba .La foule en majorité des étudiants y compris quelques citoyens n’ont pas fait dans la dentelle pour ce qu’ils qualifient de grand rendez-vous. A l’arrivée du leader panafricaniste à 15H, c’est une foule déchainée acclamant à rompre les doigts l’invité de marque de la soirée. Le point levée, la mine aigre, le show à ‘’la Kemi Seba’’ était inévitablement attendu. Pour les raisons de sa sortie en terre burkinabè, c’est un choix stratégique rétorque-t-il.

A l’écouter l’agenda du meeting n’a pas été choisi fortuitement. En réalité il correspond à la date anniversaire du président capitaine Thomas Sankara à qui, il s’inspire dans la lutte.De plus le président français était en visite en Cote D’ivoire. « Le président Emmanuel Macron est venu dans la capitale de la France-Afrique qu’est Abidjan et Kemi Seba est venu dans la capitale du panafricanisme qu’est Ouagadougou. » acclame-t-il sous les toners d’applaudissements. Pour Kemi Seba la mainmise de la France dans la gestion des pays africains est toujours d’actualité à combattre .Prenant le cas du FCFA, il appelle à une abolition pure et simple de cette monnaie qu’il juge de coloniale qui ne sera jamais la solution pour l’épanouissement de l’Afrique.

En plus de la lutte contre la monnaie CFA, les bases militaires françaises en Afrique sont une cible de Kemi Seba et son équipe. Comme cette dernière, le départ de des armée étrangère en particulier française est un impératif.
« Notre combat est loin d’être vain » Convaincu également que la France est plus que bousculée sur le continent ces dernières années autour de ces intérêts, le leader d’urgence panafricaniste voit en l’intensification de la lutte le remède magique pour l’affranchissement total .Pour ce faire, il appelle à resserrer les rangs pour l’année à venir. « Nous arrivons à un stade élevé de la contestation de la présence française et 2020 sera la phase B » proclame-t-il .De ce fait, la pression doit être mise sur les représentations françaises. « On doit commencer à fréquenter très régulièrement les centres culturels français et ambassades » Selon lui, cette fréquentation loin d’être un appel à la violence est de démontrer le ras le bol des populations face à la présence française.

Avec un ton parfois choquant, le franco-béninois a dit ses vérités aux différents présidents qu’ils considèrent tous comme des « passoirs » auquel l’Etat français agit sur les populations. Ce sont des débats très houleux qui ont duré près de 4 heures de temps qui ont mis fin à la messe de Kemi Seba à Ouagadougou avec sur chaque visage des participants le sentiment d’avoir été davantage galvanisés pour la lutte.

Alain Yamégo

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