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Covid-19 : Des enseignants du privé sans salaire depuis 2 mois

D 16 mai 2020     H 14:15     A ALAIN YAMEOGO     C 0 messages



La Coordination Nationale des Enseignants du Privé a une fois de plus interpelé le gouvernement et les promoteurs des établissements privés sur leur situation qui ne fait que s’empirer depuis la fermeture des établissements le 14 mars 2020 à cause de la maladie liée au nouveau coronavirus. Après sa rencontre avec la presse le 24 avril dernier, la coordination a une fois de plus convoqué les journalistes le 16 mai 2020 à Ouagadougou pour lancer un cri d’alarme sur leur situation car depuis maintenant deux mois, plusieurs de ses membres n’ont pas de salaires et broient le noir.

« Ce point de presse a pour objectif essentiel de porter à la connaissance de l’opinion le calvaire que vivent les enseignants du privé suite à la fermeture des établissements d’enseignement scolaire, universitaire et professionnel de notre pays pour raison de coronavirus. » a sitôt tablé Tindano Amadou le porte-parole des enseignants du privé. En effet, explique-t-il depuis la fermeture des classes le 14 mars par les autorités due au covid-19, les enseignants-es des établissements privés en pâtissent les conséquences désastreuses de la situation. Depuis ce temps, soit deux mois, plusieurs enseignants du privé n’ont aucun salaire pour subvenir à leurs besoins.
Et le gouvernement ne fera pas aussi mieux pour sauver ses enseignants qui broient le noir. Les annonces faites par les autorités ont royalement ignoré ces derniers, qui pourtant tiennent une partie essentielle du monde éducatif burkinabè. « Les deux discours du président du Faso à la Nation sur la gestion de la pandémie (20mars et 02 avril) ont laissé les enseignants du privé sans voix. Notre déception et notre tristesse furent grandes. Et pour cause, aucune mesure d’accompagnement n’a été prise pour nous soulager durant cette période d’inactivité suite à la fermeture des écoles du fait de la pandémie. »

De plus certains promoteurs d’établissement privés sont de véritables sangsues pour ses enseignants. « A cela s’ajoute le comportement irresponsable de certains promoteurs des établissements privés qui font subir aux enseignants un esclavagisme d’un autre temps. Il s’agit des retards de paiements, de contrats avec des salaires de misère, le refus de paiement pour certains notamment les derniers mois de l’année scolaire, des licenciements abusifs, etc. »

En sommes, les mines sont grises et les grincements de dents des enseignants prestataires au privé montent. Ils sont plusieurs milliers dissimulés à travers le pays qui ont été forcés au chômage suite à la survenue du covid-19. Et donc plus de salaire. Pour la coordination, le cri de cœur est l’examinassions minutieuse de leur points de revendication qui sont :
1- L’accompagnement des travailleur-euse-s des établissements d’enseignement privé avec une allocation nécessaire pour toute la durée de la fermeture des établissements et qui prend en compte le préscolaire, le primaire, le post-primaire, le secondaire et le supérieur.
2- Le maintien des contrats des agents engagés par lesdits établissements durant la période de fermeture et le paiement régulier de leurs salaires ;
3- La régularisation des arriérés de paiement constatés dans certains établissements.

Par ailleurs, la coordination appelle les enseignant-e-s et les travailleur-euse-s des établissements privés à se mobiliser et se tenir prêts pour la satisfaction des préoccupations minimales qui ont été soumises au gouvernement et aux promoteurs privés.

Alain Yaméogo

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