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Sans salaire depuis 3 mois, des enseignants du privé menacent…

D 3 juin 2020     H 16:36     A ALAIN YAMEOGO     C 0 messages



Il n’y a toujours pas d’issue favorable pour les enseignants prestataires dans les établissements privés du Burkina Faso en ce qui concerne leur rémunération après la fermeture des classes. Après maintes conférences de presse de la Coordination Nationale des Enseignants du Privé du Burkina (CNEP-B), appelant à la rescousse de l’Etat et des promoteurs des établissements privés, les lignes ne semblent pas bougées veritbalement.Le 3 juin 2020 à Ouagadougou, la coordination a appelé ses différents militants sur toutes l’étendue du territoire au boycott des instances scolaires pour se faire entendre.

Rien, absolument rien ne pointe à l’horizon comme signe d’espoir pour les enseignants des écoles privées .En effet depuis le 16 mars 2020, le gouvernement a contraint à la fermeture des écoles pour la lutte contre la maladie du coronavirus. Si cette maladie à négativement impactée la vie économique du pays, les enseignants du privé récoltent eux aussi les conséquences néfastes de cette situation.

Pour le président de la coordination des enseignants du privé du Burkina Tindanou Amadou, ses collègues vivent l’enfer depuis la fermeture des classes. En outre, ils y a une large majorité de ceux-ci qui n’ont pas eu de salaire depuis 03 mois.

A bien écouter le porte-parole des enseignants du privé, toutes les démarches ont été entreprises en vue de résoudre les problèmes des enseignants affectés. Ainsi du ministre en charge de l’éducation, aux patrons des établissements privés, leurs doléances sont restées sans suite. « Tout se passe à notre point de vue, comme s’il y a une entente entre le ministère et les promoteurs. Sinon comment comprendre qu’un promoteur rompt les contrats de ses employés le 16 mai alors que la reprise est prévue le 1er juin ? » s’interroge la coordination.

Mais qu’est-ce qui coince réellement ?

Il est clair, chaque enseignant a un contrat avec le responsable de l’établissement dont il offre ses services. Mais le hic est que nombre d’entre eux sont payés en fonction de la prestation horaire. Là se trouve tout le problème reconnait la coordination, qui ne demande d’ailleurs pas toute les sommes de leur prestation mais un accompagnement.

Par ailleurs, les enseignants du privé demandent aussi un accompagnement de l’Etat et surtout des promoteurs des écoles qui restent jusque-là réfractaires à leurs demandes. De plus, ils exigent « le maintien des contrats » de ses membres, la « régularisation des arriérés de paiement dans certains établissements ».

Enfin la coordination au regard de la situation préoccupante appelle à « boycotter toutes les instances dans les différents établissements ». Cela consiste à ne pas participer au conseil de classes, à la non-évaluation des élèves, et diverses activités scolaires. Les enseignants du privé appellent également ses membres au respect des mesures barrières contre le covid-19.

Alain Yaméogo

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