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Politique:S’engager était « une impérieuse nécessité » : Me KAM

D 3 août 2020     H 10:00     A ALAIN YAMEOGO     C 0 messages



Un jour après la mise en place du mouvement politique SENS Servir et non se Servir dont il est le coordonnateur national, Me Guy Hervé Kam explique les raisons qui l’ont poussées à se jeter au jeu politique au Burkina Faso. Sa déclaration complète publiée sur les réseaux sociaux le 03 août 2020.

LE SENS DE MON ENGAGEMENT EN POLITIQUE
Mes cher(e)s amis,

Il est des moments dans la vie d’un homme où s’engager dans la vie politique devient une impérieuse nécessité.
Après plus de 20 ans en tant que magistrat, avocat, militant syndical et associatif, défenseur des droits humains, je me lance en politique par nécessité et surtout par devoir de SERVIR autrement mon pays.
Tiraillé entre engagement citoyen et volonté de ne point m’impliquer dans la politique partisane, j’ai enfin tranché officiellement le 02 août 2020. J’ai trouvé un point d’équilibre dans mon fort intérieur et me dévoile à vous aujourd’hui avec une nouvelle casquette, plus politique, celui de coordonnateur national du mouvement SENS.
Ce cap n’a pas été du tout facile à franchir. Cela a nécessité des années de réflexion, d’introspection, d’autocritique et de prospective seul et/ou avec la famille, les ami(e)s, les sympathisants ainsi que mes fidèles camarades et compagnons de LUTTE et de DEVOIR.
Je suis un privilégié, je le sais. La vie m’a presque tout donné, je le sais et je rends grâce au plus haut des cieux.
J’ai toujours été engagé pour mon pays, le Burkina Faso et pour l’Afrique qui m’ont tout donné. Mais, je suis arrivé à la conclusion que cet engagement citoyen s’avère insuffisant, en ce qui me concerne, raison pour laquelle j’ai décidé d’aller encore plus loin, de m’engager politiquement, car je me sens capable et prêt physiquement et psychologiquement d’apporter un plus à notre chère Patrie à ce niveau.
Mes cher(e)s amis,

De l’école primaire publique de Kuinima A, au lycée Municipal de Bobo-Dioulasso (Lycée Municipal Vinama Thiemounou Djibril), en passant par l’université de Ouagadougou et l’université catholique de Louvain en Belgique, j’ai toujours été animé par un seul dessein : SERVIR mon pays et mon continent dans la droiture, le patriotisme, l’honneur et l’intégrité.

C’est le lieu pour moi de dire encore merci à tous ceux et celles qui m’ont inculqué ces valeurs. A mes parents, à ma famille, à mes enseignants, aux militaires du camp Ouezzin Coulibaly, où j’ai vécu, aux voisins de quartier, à mes ami(e)s et camarades de LUTTE, à l’ensemble de la société burkinabè, je vous dis infiniment merci pour tout ce que vous avez apporté et continuez d’apporter dans ma vie.
J’ai été bercé et séduit par la révolution sankariste quand j’étais gamin. J’ai failli être pionnier de la révolution. J’ai beaucoup pleuré pour n’avoir pas eu ce privilège. J’étais en classe de quatrième alors que le recrutement se limitait aux élèves de la cinquième.

Je suis inspiré et séduit par de nombreuses boussoles que sont Naba Wobgho - Boukary Koutou, Tiefo Amoro, Ouezzin Coulibaly, Joseph Ki ZERBO, Amilcar Cabral, Thomas Sankara, Kwame Nkrumah, Patrice Lumumba, Ruben Um Nyobè, Nelson Mandela, etc.
J’ai aussi la chance d’avoir des repères vivants que je côtoie et d’autres que j’observes de loin sans avoir encore eu le privilège de les rencontrer. Ce sont des aînés et des plus jeunes que moi qui m’inspire et me guide par leur sens élevé de l’engagement, de l’intégrité et du patriotisme.
Aujourd’hui, je m’engage dans la politique par nécessité. Face aux multiples maux qui minent notre société, caractérisées par la mal-gouvernance, la corruption à outrance, le népotisme, la gabegie ... pratiqués et entretenus par une classe politique ayant atteint son déclin, je ne pouvais plus rester en marge.
J’ai décidé, avec d’autres camarades, de travailler à l’avènement d’une alternance générationnel, au renouvellement de la classe politique, pour mettre au-devant de nos communes, de nos provinces et à Kosyam, des hommes et femmes de la RUPTURE, capables de SERVIR le Burkina Faso avec courage, honnêteté, intégrité et patriotisme.

Mes cher(e)s amis,
Une seule main ne pouvant ramasser la farine, l’engagement de tous et toute est nécessaire. J’ai besoin de vous pour qu’ensemble nous « osons inventer l’avenir », comme le disait Thomas Sankara.
Maintenons haute la FLAMME DE LA LUTTE et donnons un nouveau SENS à notre engagement pour offrir au Burkina Faso et à l’Afrique, des patriotes dignes et intègres capables de SERVIR et non se SERVIR.
Pour la refondation en avant.

Guy Hervé KAM
Coordonnateur National du mouvement SENS

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