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Education : la pression des étudiants pour de meilleures conditions

D 19 novembre 2020     H 07:22     A ALAIN YAMEOGO     C 0 messages



Les étudiants de l’université Joseph Ki-Zerbo à travers leur structure syndicale ANEB ont animé un meeting ponctué d’une grève de 24 heures le mercredi 18 novembre 2020 à Ouagadougou pour réclamer de meilleures conditions de vie d’études.
Convaincus que seule la mobilisation et la lutte libèrent, les étudiants de l’Université Joseph Ki-Zerbo se sont retrouvés au terrain Dabo Boukary pour dénoncer les conditions précaires d’études auxquelles ils sont confrontés.

Pour le président de l’UGEB Abass Wanga, ce meeting marque le début d’un long processus de mobilisation des étudiants pour revendiquer leurs droits et réclamer de meilleures conditions de vie et d’études. Il a signifié que ces meetings se tiennent dans les différentes sections et comité d’initiative de l’UGEB notamment à Ouagadougou, Koudougou, Bobo-Dioulasso, Ouahigouya, Manga et Fada. Ils visent donc à dénoncer la situation catastrophique dans laquelle végète les universités aux plans académique et social pour les étudiants, interpeller les autorités à se pencher de façon diligente sur les préoccupations des étudiants et sonner la mobilisation pour les luttes futures.


Dans son diagnostic de la situation dans les universités, il ressort que l’enseignement supérieur est en crise. « Plus rien ne va dans nos universités qui sont en situation difficile sur tous les plans : insuffisance en infrastructures, en enseignants, retard académique et à cela s’ajoute une situation sociale précaire ». L’union générale des étudiants burkinabè indique que moins de 4% des étudiants sont logés dans des cités universitaires. En ce qui concerne la restauration, les étudiants pointent du doigt la numérisation des tickets de restaurant universitaire qui à leurs yeux est un contingent de mis à l’écart d’un grand nombre de leurs camarades vis-à-vis de l’accès au restaurant universitaire.

Au cours de ce meeting, une plateforme revendicative résumée en cinq points a été déclinée à l’endroit des militants. Il s’agit entre autre de l’amélioration des conditions de vie et d’études à savoir l’augmentation du taux et du contingent annuel de la bourse, du taux de l’aide FONER, l’octroi d’une bourse à tout étudiant admis aux cycles master et doctorat. Ils exigent la construction de cités universitaires dans tous les centres universitaires et la mise en place d’un système de santé fiable au profit des étudiants. L’UGEB appelle à la suspension du système LMD jusqu’à réunir les conditions de son application, l’abrogation du décret liberticide n°2012/PRES/PM/MESS portant régime disciplinaire applicable aux étudiants et aux candidats aux examens et concours organisés par les universités publiques du Burkina, l’abrogation des arrêtés relatifs aux nouveaux régimes respectivement dans les cycles Licence et master et enfin la relecture des franchises universitaires.

« Nous constaterons la réaction des autorités et si rien n’est fait en faveur de nos préoccupations nous allons réunir les étudiants à une assemblée générale pour analyser les perspectives qui sied », a laissé entendre Abass Wanga président de l’Union générale des étudiants Burkinabè. Il a également profité de l’occasion pour appeler les étudiants à se démarquer et à boycotter massivement les élections présidentielle et législative du 22 novembre.

Jean Babehinibè KAMBOU (Stagiaire)

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