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Situation des étudiants tchadiens de l’Institut 2IE : l’horizon s’assombrit malgré l’arrivée d’une délégation gouvernementale

D 6 avril 2016     H 13:48     A TOUTE INFO     C 0 messages


Environ 300 étudiants Tchadiens de l’Institut Internationale d’ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2IE) sont confrontés à des problèmes d’arriérés de paiement de leurs frais d’études depuis plusieurs mois. Ne sachant plus à quel saint se vouer, ils ont trouvé refuge à leur ambassade. Une délégation dépêchée par le Tchad les assimile à des ‘’opposants politiques’’ en exhibant une liste de 145 étudiants non reconnus. Ce qui a provoqué des agitations le mardi 5 avril 2016 au sein de l’institut, occasionnant au moins 7 blessés.

La situation est toujours tendue pour les étudiants Tchadiens de 2IE. Aucune issue favorable ne s’offre à eux et la crise, qui n’a que trop duré, prend une dimension politique pour ainsi perdurer davantage. En effet, plus de trois centaines d’étudiants Tchadiens se trouvent depuis plusieurs mois confrontés à des problèmes d’arriérés d’inscriptions, de logement et de restauration aux 2IE. Ainsi, expulsés des salles de classes et des cités universitaires, ils ont décidé de camper à leur représentation diplomatique sise àOuaga2000 pour interpeller les autorités tchadiennes.

Pour tenter de résoudre la crise, une délégation ministérielle, composée du personnel de trois ministères (Finance, agriculture et enseignement supérieur), a été dépêchée par l’Etat Tchadien à Ouagadougou il y a une semaine. Mais après plusieurs jours de négociations, cette délégation considère les étudiants comme étant des « manipulés politiques », en présentant une liste de 145 personnes non concernées par la bourse de l’Etat Tchadien. Toute chose qui a provoqué des agitations ce mardi 5 avril 2016, occasionnant 7 blessés côté étudiants et la séquestration d’une partie de la délégation. Le porte-parole adjoint des étudiants, Charles Dagou, lui, rejette l’anathème sur l’Etat Tchadien qui, selon lui, « n’a pas voulu résoudre la crise en n’impliquant pas le ministère de l’agriculture, seul organisme censé trouver une issue favorable » à leur sort. Pour l’heure, les étudiants maintiennent fermement la lutte et il semble difficile de trouver une solution rapide au regard de la tension.

Sidnooma Delaforce OUEDRAOGO
Touteinfo.com

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