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Idées : Le CRIS pour la résurgence de l’esprit panafricaniste

D 29 avril 2016     H 01:30     A Toute info     C 0 messages


Pour un développement harmonieux du Burina Faso, le Centre de Recherches Internationales et Stratégiques(CRIS) qui se définit comme un "Think tank", a animé le jeudi 28 avril 2016 une conférence de presse en vue de plaider pour l’intégration africaine ainsi que pour le fédéralisme au Burkina Faso.

D’entrée de jeu, Dominique Kabré, enseignant -chercheur à l’Université Ouaga2, a fait un rappel de l’histoire du mouvement panafricaniste. Cet esprit né bien avant les indépendances des pays africains à l’initiative de Henry S. Williams de Trinité et Tobago, perpétué par l’Afro-Américain William Edward Du Bois au fil du temps avant que des leaders du continent à l’instar de N’Krumah, Mugabé et plus tard Mouhamar Khadafi se l’approprient. Depuis la mort de dernier, relèvent-ils, l’esprit panafricaniste est en décrépitude.

Méthodes inadaptées

Pour les conférenciers, les initiatives de N’Krumah et de Kaddafi si elles sont louables, ont manqué de stratégie. « Ces leaders ont manqué de démarche scientifique », a déploré le Professeur Kabré pour qui, l’intégration doit se faire par étapes et ce, avec des Etats économiquement homogènes ;question d’éviter les conflits d’égo et de leadership comme c’est le cas en Afrique centrale.
À ce titre, et dans le cas de l’Afrique de l’Ouest, ils considèrent que le Burkina-Faso, le Mali et le Niger qui ont la même structure économique pourraient constituer l’embryon d’un Etat fédéral que d’autres seraient emmenés à rejoindre.

Plaidoyer pour un Burkina fédéral…

Les animateurs de la conférence estiment par ailleurs que la structure unitaire du l’Etat burkinabé a pour conséquence, un développement déséquilibré et l’absence de l’Etat dans certaines zones, relève Appolinaire Kyemem, le Directeur du Think tank. Aussi, préconisent-ils une fédération du pays avec un Etat au Centre avec Koudougou pour capitale, un autre à l’Ouest avec Bobo-Dioulasso comme capitale ainsi qu’un Etat à l’Est et /ou au Sahel. La ville de Ouagadougou devrait quant à elle bénéficier d’un statut particulier.
Les ressources ne manquant pas, à leurs dires, l’assise économique des Etats ainsi créés, ne poserait pas de problèmes majeurs. Ils en veulent pour preuve l’abondance du cheptel dans le Sahel par exemple. Aussi préconisent-ils, l’Etat fédéral sera emmené à accompagner les Etats fédérés comme cela se fait dans le cadre de le décentralisation avec le transfert de fonds et de compétences aux communes le temps que ces dits Etats deviennent viables.

Soumana LOURA

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