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Incinération de fétiches par l’église : les traditionnalistes font des sacrifices pour demander pardon aux ancêtres

D 29 avril 2021     H 12:16     A ALAIN YAMEOGO     C 0 messages



L’affaire d’incinération de fétiches par la paroisse de Goughin de Ouagadougou n’est pas prête de finir de sitôt .Après la plainte de plusieurs associations contre l’église catholique, des organisations telles que le Kadre 2 heures pour Kamita, le Haut conseil des Dozos du Burkina, Faso Koudemdé ont sacrifié des rythes au monument Thomas Sankara le 29 avril 2021 pour demander pardon aux ancêtres pour ce qu’elles qualifient d’attentat contre une foi d’une communauté.

A en croire les organisations, l’incinération des fétiches est condamnable.

« Ils ont piétiné quelque chose de sacrée. La religion traditionnelle est la première en Afrique. »

Des invocations pour demander pardon aux ancêtres ont été faites. « Que les choses reviennent comme avant. Nous sommes fiers d’être Africains. »

Du vin local (dolo), du cola ont été partagés entre les membres qui protestent contre l’incinération de 70 fétiches par la paroisse Saint Pierre de Goughin.
« C’était la provocation de trop » a insisté Serge Bayala du Cadre 2 H pour Kamita.Il juge que l’acte a choqué plus d’un et est digne de l’air colonial.

"Si nous sommes sortis c’est parce qu’on nous a fait un affront, on a piétiné notre dignité. Un étranger ne peut pas venir chez nous et nous dicter sa loi. La religion traditionnelle est la première en Afrique" a indiqué Karamogo Bia Koussé qui souhaite que leur dignité soit restaurée.


Pour Serge Bayala dit Imothep, le fait que les objets soient apportés par les fidèles n’enlèvent pas à l’église sa responsabilité dans cette affaire parce que si elle n’avait pas incité les gens à l’abandon ils n’auraient pas apporté leurs fétiches pour les faire brûler sous la croix de Jésus.

Il affirme que cette plainte a un caractère à la fois pédagogique et symbolique qui témoigne de la conscience de paix qui anime les adeptes de la religion traditionnelle.

À KPG d’ajouter : "Cette plainte c’est surtout pour inviter chacun à la retenue. Nous demandons à chacun de vivre pleinement sa religion en respectant la diversité culturelle, la laïcité. La beauté de la nature réside dans sa diversité et si aujourd’hui le Burkina Faso est beau c’est parce qu’il y a cette parfaite cohabitation entre les différentes religions".

Les adeptes de la foi traditionnelle sont victimes de mépris estiment les défenseurs de la tradition.
www.touteinfo.com
Jean KAMBOU

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