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POUR OU CONTRE LE F CFA : Le président du Bénin Patrice Talon ne prend pas position

D 10 octobre 2017     H 23:55     A Toute info     C 0 messages


Dans le cadre de sa visite de 48 heures, d’amitié et de travail dans la capitale burkinabè, le président de la république du Bénin, Patrice Talon et son homologue burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré ont convié les hommes de médias à une conférence de presse ce mardi 10 octobre 2017 à Ouagadougou. Les relations qu’entretiennent les deux Etats étaient au cœur des échanges. Occasion pour les journalistes de revenir sur une controverse qui n’est pas encore retombée : l’abandon ou non du FCFA que beaucoup de jeunes Africains voient comme une monnaie coloniale.

Le Burkina Faso et le Bénin partagent la même vision. Les deux pays sont dans un élan de renforcement de l’intégration aussi bien au niveau de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) que de l’Union économique monétaire Ouest africaine (UEMOA). Ces mots sont du président de la république du Bénin, Patrice Talon. Estimant que les économies burkinabè et béninoise sont complémentaires, il a confié inscrire sa visite d‘amitié et de travail dans la capitale burkinabè sous le signe de la promotion des idées et stratégies à mettre ensemble dans la sous-région pour renforcer la coopération et l’intégration au sein de l’UEMOA. Son hôte le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré va aborder dans le même sens. Il a indiqué que cette visite de 48 heures effectuée par le premier des Béninois leur a permis de discuter des préoccupations de la sous-région. Il souligne que cela leur a permis également de consolider les relations entre les deux pays. « Le Burkina Faso et le Bénin entretiennent des relations de haute qualité » a-t-il soutenu. Ce n’est pas patrice Talon qui dira le contraire. Ses mots : « le Burkina Faso et le Bénin sont deux pays frères et les deux peuples sont les plus confondus dans la sous région », viennent renforcer les dires du premier des Burkinabè. C’est donc fort de cet acquis, que les deux chefs d’Etat ont donné des instructions en ce qui concerne la tenue effective à Cotonou des travaux de la quatrième session de la commission mixte de coopération entre le Burkina Faso et le Bénin d’ici fin 2017. Si la tenue de cette commission mixte a connu une période morte, Roch Marc Christian Kaboré a rassuré que cela n’est en aucun cas lié à des divergences. Pour sa part, il a soutenu qu’elles vont désormais se tenir régulièrement. « C’est important car c’est dans l’intérêt de nos peuples et du renforcement de la coopération entre nos deux pays » a-t-il soutenu. Le président du Faso a confirmé qu’au-delà des relations fortes qu’entretiennent les deux pays, ils ont également une convergence de vue sur un certain nombre de problématiques telles que : l’intégration dans la sous-région, la lutte contre le terrorisme.
C’est donc la tenue de ce point de presse qui a mis fin à la visite du président béninois. Mais avant de s’en voler vers sa terre natale, Patrice Talon a été invité à se prononcer sur la question liée à l’abandon du franc CFA ou non. Il a répondu : « notre monnaie se porte très bien. Au moment opportun nous donnerons une réponse appropriée pour apaiser les uns et les autres, parce que la monnaie à un aspect technique dans les appréciations mais également émotionnel. Il est évident que depuis que certains ont commencé par parler du CFA, cela a été amplifié par les uns et les autres et le débat est devenu une grande affaire. Je peux vous rassurer que la monnaie se porte très bien, il n’y a pas de problèmes d’échanges sur le plan international. Cependant nous comprenons qu’il y a lieu de donner une réponse forte à la communauté internationale, à nos concitoyens sur la santé du CFA, sur le chemin qu’il a parcouru, sur son avenir. Dans tous les cas, il reste une monnaie dynamique et il n’y a pas de soucis à polémiquer éternellement. Cela veut dire que si demain, dans 5 ans, dans 10 ou 100 ans ; s’il y a lieu de revisiter les conditions d’existence de cette monnaie cela se fera normalement sans qu’il ne donne lieu à une psychose. Notez cependant que le CFA se porte très bien ».

Thierry KABORE

TOUTE INFO, Quotidien d’informations en ligne

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