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Pauline Mvélé : la journaliste burkinabè devenue N°1 en réalisation de documentaires au Gabon

D 22 janvier 2018     H 10:25     A Toute info     C 0 messages


Elle s’appelle Pauline Mvélé et elle est actuellement réalisatrice de documentaires. Cette Burkinabè, née au Burkina a grandi dans son pays natal avant de s’envoler pour le Gabon. C’est l’amour qui a amené cette journaliste à s’installer hors des frontières burkinabè où elle a découvert sa passion pour le cinéma. Si elle était prédestinée à devenir une grande journaliste, c’est pourtant dans la réalisation de documentaires que Pauline Mvélé née Lingani va se faire connaitre au monde entier. Elle va s’imposer dans un milieu où très peu de femmes excellent au point d’être une référence en Afrique. Nous sommes allés à la découverte de cette Burkinabè devenue le N°1 dans le domaine de la réalisation des documentaires au Gabon.

Pauline Mvélé, ce nom ne vous dit rien apparemment. C’est normal car elle est méconnue du grand public burkinabè. Au Gabon par contre, elle est une référence dans le domaine du cinéma notamment dans la réalisation des documentaires. Mais ce que vous ignorez encore peut-être, c’est que Pauline Mvélé est une Burkinabè d’origine et Gabonaise d’adoption pour s’être mariée à un Gabonais. Elle est en effet née Lingani et a passé son enfance tout comme sa jeunesse au Burkina Faso où elle a fait ses études primaires, secondaires et universitaires. Elle est diplômée d’une maîtrise en science de l’information et de la communication, option journalisme au département communication et journalisme de l’université Joseph Ky-Zerbo appelée à l’époque Université de Ouagadougou. C’est durant ses études universitaires qu’elle a rencontré l’homme de sa vie. Les deux tourtereaux passionnément amoureux, se disent oui devant Dieu et devant les hommes pour la vie étant étudiants et s’envolent au pays d’Omar Bongo à la fin de leurs études. Dans son pays d’adoption, elle travaillait avec une ONG internationale et s’est également engagée auprès des associations à caractère social. Parallèlement, la digne fille du pays des hommes intègres, grâce à ses talents de journaliste, écrivait pour le magazine Amina.

Le cinéma un parcours inattendu

Pauline Mvélé n’était pas prédestinée à devenir réalisatrice. Formée entant que journaliste, la voix lui était tracée pour être une grande journaliste. C’est d’ailleurs grâce au journalisme qu’elle est devenue aujourd’hui une référence dans le monde du cinéma documentaire. La réalisatrice de documentaires a en effet écrit à l’époque un article sur les femmes séropositives au Gabon qui avait eu un grand écho. C’est donc à partir de cet instant que l’idée de réaliser un film documentaire s’est imposée à la journaliste du magazine Amina car pour elle si un article sur ce sujet a eu un grand impact, un film avec des images et des témoignages serait plus parlant. Ce pari fou sera une réussite parce que grâce à la détermination, la volonté, elle réalise son premier documentaire sur les femmes séropositives au Gabon dont le titre « Accroches-toi », sera également un succès. Par la suite, elle va réaliser un second documentaire sur la spoliation des veuves titré « non coupable » ; avant de réaliser un troisième sur la réinsertion des séropositifs au Gabon. Dans la foulé, la réalisatrice de documentaires, va relever un autre défi ; celui de réaliser quatre courts métrages de fiction de sensibilisation sur le SIDA ; des scénarios écrits par des élèves qu’elle a réalisés. Il s’agit d’un projet qui avait pour titre « scénario du Gabonais ».

Apprentie réalisatrice ou personne ressource ?

Pauline Mvélé est une femme, une réalisatrice humble qui malgré son bagage professionnel impressionnant, se considère toujours comme étant une apprentie réalisatrice ; car confie-t-elle, « je continue par apprendre au jour le jour ». Pour ses collaborateurs, elle est une source d’inspiration, une personne ressource, une référence dans le domaine de la réalisation de documentaires. Il faut noter que grâce à sa volonté d’être la meilleure dans son domaine, elle a été lauréate avec une de ses compatriotes, de l’appel à projet « l’Afrique au féminin », organisé par Canal+. Son documentaire sur la réinsertion des détenus dans son pays d’adoption a été sacré meilleur film documentaire au « Festival des films de Burundi ». Sa dernière récompense en date a été celle du premier prix du concours de « Speach » qui lui a été décerné par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) lors du FESPACO 2017. Son dernier documentaire a également été projeté dans une vingtaine de festivals en Afrique comme en Europe. Pour ceux qui douteraient de ses compétences, il est important de savoir que malgré qu’elle soit une Burkinabè d’origine, les autorités gabonaises n’ont pas hésité à la nommer coordonnatrice générale du « Festival des escales documentaires de Libreville ». Depuis trois ans déjà, c’est celle qui a débuté dans le cinéma en 2008, qui est la tête de ce festival.

Thierry Kaboré

TOUTE INFO, quotidien d’information en ligne

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