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SIAO 2018 : Hommage rendu aux artisans et à Thomas Sankara

D 27 octobre 2018     H 15:00     A TOUTE INFO     C 0 messages


En compagnie de la gouverneure générale du Canada Julie Payette, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a procédé à l’ouverture de la 15e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) ce vendredi 26 octobre 2018. La professionnalisation du secteur de l’artisanat était au cœur des allocutions qui ont ponctué la cérémonie d’ouverture de la présente édition placée sous le thème : « Artisanat africain, exigences du marché et développement technologique ».

La capitale burkinabè accueille depuis ce vendredi 26 octobre 2018 et ce jusqu’au dimanche 4 novembre 2018, les meilleurs artisans du continent africain à la faveur du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO). Cette rencontre biennale a ouvert ses portes ce jour sous le patronage du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré accompagné de la gouverneure générale du Canada Julie Payette et sous le parrainage du président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé qui considère le SIAO comme étant un cadre par excellence de la valorisation de l’artisanat sous toutes ses formes. Avec donc humilité, il a fait part de son admiration et de son estime à toutes ces femmes et à tous ces hommes dont le prix de l’imagination permet d’apprécier le génie créateur de la civilisation africaine selon ses propos. A l’en croire donc, cette biennale a su s’imposer au fil du temps comme le plus grand salon africain où sont exposés les objets d’art et de culture et dont la notoriété et le niveau de professionnalisation font la fierté et l’admiration du Burkina Faso.
Parlant de professionnalisme, il faut rappeler que le thème de la 15ème édition : « Artisanat africain, exigences du marché et développement technologique ». Pour le parrain donc, le choix de ce thème n’est pas anodin. Pour lui, c’est un signal fort donné par les organisateurs du salon sur la nécessaire prise en compte des normes internationales et des nouvelles technologies dans la production artisanale et la conquête des marchés.
Son point de vue est partagé par la ministre de la Culture et des Arts du Madagascar, (pays invité d’honneur), Yvette Séda qui déclare : « le thème nous interpelle pleinement quant aux défis que nous avons à relever à savoir la professionnalisation du secteur ». Son collègue du Burkina, Harouna Kaboré ne dira pas le contraire. Pour lui, le monde évolue et le goût de la clientèle change. Fort de cette réalité, il pense que l’artisanat africain doit s’adapter au rythme de ce changement au risque de se faire noyer par la concurrence venant d’ailleurs. Yvette Séda elle autre voit l’adaptation à ce changement comme étant un défi commun à tous. Confiante que le SIAO peut permettre à relever ce défi, elle indique que c’est un carrefour de partage, et d’apprentissage afin de produire en quantité, produire en qualité tout en préservant le caractère artisanal. Elle affirme à cet effet : « ainsi nous devons partager et apprendre des uns des autres, pour y arriver ». Pour elle, l’on vient au SAIO pour rencontrer l’Afrique de la créativité, l’Afrique des artisans, l’Afrique des petites mains, l’Afrique des petits métiers, mais qui peuvent faire de grands changements.

Hommage rendu à Thomas Sankara

Thomas Sankara est l’initiateur sinon l’un des initiateurs du SIAO. C’est ce que l’on apprit lors de la cérémonie d’ouverture. C’est d’ailleurs le parrain Alassane Bala Sakandé qui l’a annoncé dans son allocution. Il estime pour sa part que le fait que jusque-là, rien ne soit associé à son nom est une ingratitude mémorielle qui doit cesser. Afin de nous réconcilier avec notre histoire, il a exhorté le commissariat général du SIAO à faire en sorte qu’à partir de la prochaine édition, le gros pavillon ou le pavillon de la Créativité lui soit dédié de même qu’un prix spécial. Il souligne que ce prix Thomas Sankara devra récompenser l’œuvre d’art dont l’originalité tiendra à la fois du génie créateur et de l’esprit panafricaniste de son auteur. Pour que ses propos se transforment en acte concret, le premier des élus nationaux confie que l’Assemblée nationale est disposée à accompagner le SIAO par l’institutionnalisation d’une ligne budgétaire consacrée au financement du prix Thomas Sankara.

Thierry LOMPO

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