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Les Centre d’Excellence Africains : des pôles de recherche pour sortir l’Afrique de son retard

D 9 août 2022     H 21:44     A ALAIN YAMEOGO     C 0 messages


L’Afrique est toujours à la remorque du monde. Son retard s’explique en grande partie par sa faible production locale et sa forte dépendance des pays du Sud. Dans tous les secteurs d’activités, le continent se présente comme le champion en importation de produits de première nécessité. En vue de contribuer à l’affranchissement de cette dépendance, la recherche scientifique en vue de booster la production s’avère impérieuse. C’est la raison qui a valu à la création des Centres d’Excellence Africains (CEA).

En effet le projet des centres d’Excellence Africains consiste à créer dans les universités, des pôles d’excellence dans des domaines variés de la recherche.
Mis en place en 2014 avec le soutien de la banque mondiale, on dénombre aujourd’hui 53 centres d’excellence qui sont implantés dans 11 pays ouest africains que sont entre autres le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, Djibouti, la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Niger, le Nigeria, le Sénégal et le Togo.
Dans un entretien avec des journalistes le 20 juillet 2022 au Burkina Faso, le coordonnateur du réseau DSTN du projet Ace Partener, Gaoussou Camara, a expliqué que le but de ces centres d’excellence africains, c’est le renforcement des capacités de la recherche à travers la collaboration sous régionale (financement de projet de recherche , bourses de doctorat et masters ,colloques scientifiques), le renforcement des capacités sur le plan pédagogique c’est-à-dire comment améliorer les enseignements afin qu’ils soient en adéquation avec le monde du travail.Ce projet a aussi pour objectifs le renforcement des liens entre le secteur industriel et l’innovation, la collaboration entre les chercheurs dans les universités avec les entreprises privées.

En clair, ces centres sont des programmes de recherche qui consistent à développer des expertises dans différents domaines et à ouvrire la thematique de la recherche à d’autres acteurs socio-économiques .
Parmi les centres d’excellence, on peut citer celui du Sénégal en Mathématique Informatique et TIC (MI TIC) à l’université de Saint Louis, celui du Burkina Faso au 2IE avec deux centres d’excellence. Au 2IE par exemple, il y a deux projets incorporés dans le réseau selon le coordonnateur du Rés’Eau Faishall Ouédraogo.
Le réseau mine est coordonné par Patrice Ebah. Il organise une veille de l’activité minière dans la sous-région ouest africaine notamment dans les pays comme le Burkina, le Mali, le Niger et la Guinée. « Tout ce qu’il y a comme activité minière au niveau de la région ouest africaine est une préoccupation majeure de la plupart des États. » Pour lui l’activité minière quoi que bénéfique pour les États et les exploitants locaux a des impacts sociétaux et environnementaux qu’il faut maitriser pour un développement durable.

Les centres d’excellence sont des projets scientifiques qui visent à changer le quotidien des populations. Il y a de plus en plus de besoin dans les programmes la collaboration sous régionale liée à l’entreprenariat et les actions avec le secteur privé.
Il y a au total quatre réseaux bilingues composés qui travaillent en synergie pour une recherche supérieure au profit du continent.

Alain YAMEOGO

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