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Lutte contre la faim : Les femmes rurales exigent l’application du quota de 30% pour l’accès à la terre

D 7 mai 2016     H 21:40     A TOUTE INFO     C 0 messages


Le Collège des femmes au niveau de la Confédération paysanne du Faso (CPF) a animé un point de presse le vendredi 6 mai 2016 à Ouagadougou. Il exige le respect des engagements pris par les autorités relatifs à l’accès des femmes rurales à la terre.

Ce sont des femmes décidées à se faire entendre qui se sont présentées devant la presse le vendredi 6 mai 2016. Elles ont en effet exigé de la part des autorités, le respect des engagements pris, relatifs à l’accès des femmes rurales à la terre lors de la première phase de la « Campagne de plaidoyer femmes rurales pour bâtir un Burkina sans faim ». Cette exigence entre dans le cadre du lancement de la seconde phase de ladite campagne selon la trésorière du collège des femmes Madiara Sanou/Traoré. Elle a déclaré : « Nous les femmes, nous avons besoins de terre pour produire afin de nourrir et entretenir nos familles mais également assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle du Burkina Faso entier ».

Pour le respect des engagements pris

Pour Madiara Sanou/Traoré, les femmes rurales constituent 60% des acteurs ruraux. Par conséquent, elles ne réclament qu’aux autorités, l’effectivité du quota des 30% qui leur ont été promis afin de jouer largement leur partition dans la construction d’un Burkina sans faim a-t-elle souligné. Pour preuve, les femmes rurales ont relevé dans leur présentation, certains points inscrits dans les engagements pris par les autorités parmi lesquels : la signature par les partis politiques de la majorité présidentielle (MPP, PAREN, UNIR/PS,) et de l’opposition (UPC, Faso Autrement etc.) le 15 septembre 2015 au SIAO et du manifeste des femmes rurales dont la mesure 1 est relative à l’accès et au contrôle foncier ; le programme de gouvernance, les discours et les déclarations de campagne du Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré, qui contiennent de nombreuses promesses aux femmes rurales ; etc.
Au regard de l’importance de ces engagements, la principale conférencière a déclaré : « Elles sont belles ces promesses qui ne sauraient rester dans les placards ou être de simples paroles en l’air ». Elle estime qu’elles doivent être respectées et attend pour l’occasion des actes concrets venant du président du Faso. A quelques jours des municipales, la même interpellation va à l’endroit des futurs élus locaux. Les femmes rurales leur ont demandé d’œuvrer à l’accès des femmes à la terre.

Thierry KABORE
Touteinfo.com