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Chambre du commerce : Ces commerçants qui refusent une « gestion clanique »

D 12 octobre 2017     H 11:39     A Toute info     C 0 messages


Mercredi 11 octobre 2017. Le Réseau des acteurs économiques et l’Association Burkimbi ont convié les hommes de médias à un point de presse. Ils ont dénoncé ce qu’ils qualifient de gestion clanique de la Chambre du commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF).

Il y a-t-il un clan qui dirige la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) ? Il semble que oui. C’est ce que pensent en tout cas le Réseau des acteurs économiques et l’Association Burkimbi. Ils l’ont d’ailleurs déclaré ce mercredi 11 octobre 2017, lors du point de presse qu’ils ont animé. En effet les conférenciers par la voie du secrétaire général du réseau, Salif Bamogo accusent le président de la Chambre du commerce, Mahamadi Sawadogo d’une gestion clanique de l’institution dont il la charge. A l’en croire, la gestion clanique et discriminatoire est devenue le maître-mot à la CCI-BF malgré les multiples alertes qui ont été lancées pour attirer l’attentions de l’équipe dirigeante. Il confie que plusieurs élus consulaires ne sont pas associés au fonctionnement de la structure et pire, les décisions sont prises de façon unilatérale. Si la prise des rênes de l’institution par Mahamadi Sawadogo a suscité un grand espoir auprès des acteurs économiques burkinabè, cet espoir s’est vite brisé à cause de la gestion décriée a souligné Salif Bamogo. Sans nommer quelque association que ce soit, il a indiqué que tout récemment des associations ont été coptées pour bénéficier de financement à l’issue d’une formation organisée par l’institution. Prenant comme exemple ce fait, il a soutenu que les formations organisées au profit des associations des acteurs du secteur informel ont contribué à attiser la gestion clanique tant décriée. Afin d’apporter leur contribution dans la gestion d’une Chambre du commerce qui prend en compte les aspirations de tous les acteurs économiques, le Réseau des acteurs économiques et l’Association Burkimbi ont formulé des revendications résumées en quatre points. Il s’agit de l’audit sur la gestion de la CCI-BF par l’ex-présidente Alizèta Gando ; plus de clarté dans la gestion de l’institution par l’équipe en place actuellement ; associer tous les élus consulaires à la gestion de la CCI-BF ; désigner un patronna.

Actualité oblige, les conférenciers sont revenus sur les mouvements de certaines associations plaidant pour la libération des généraux Djibril Bassolé et Gilbert Diendéré ; de même que sur les actions entreprises par Nana Tibo pour le retour de l’ex-président du Faso, Blaise Compaoré. Pour ce qui est donc de la libération des généraux incarcérés à la MACA, ils ont invité lesdites associations en l’occurrence commerçantes à laisser la justice accomplir son devoir, et les commerçants les leurs. En ce qui concerne les actions entreprises pour le retour du président déchu, ils ont rappelé à Nana Tibo que toute chose à son temps et que le retour de Blaise Compaoré dépendra des autorités actuelles. Ils voient en cette action une source de tension au cas où la Nation ne serait pas favorable à un tel retour. « Le pire à craindre, ce sont les commerçants qui vont encore ramasser le pot cassé » déplore Salif Bamogo.

Thierry KABORE

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